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Notre-Dame-des-Landes : "Les black blocks, c'est un fantasme du préfet", dit l'un des opposants à l'aéroport

RÉACTIONS - Pour les opposants à la construction de l'aéroport, la stigmatisation d'un groupe de casseurs difficilement identifiable est une stratégie pour minimiser la mobilisation de samedi.

La police anti-émeute, à Nantes, le 22 février 2014. (archives)
La police anti-émeute, à Nantes, le 22 février 2014. (archives) Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Depuis samedi, leur nom revient inlassablement pour désigner les responsables des scènes de guérilla urbaine survenues en marge de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, samedi à Nantes.

Celui des "Black blocks", un groupuscule de jeunes d'extrême-gauche hostiles aux institutions, immédiatement mis en cause par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Comme tous les habitants des cabanes de la forêt de Notre-Dame-des-Landes, ils se font appeler Camille. Pour eux, la présence de "black blocks", des casseurs anarchistes anonymes non identifiables par la police, relève du pur fantasme.

Les organisateurs n'y croient pas

"C'est un fantasme du préfet. Quand on a envie de minimiser ou de stigmatiser une colère populaire, de diviser un mouvement, on désigne du doigt un groupe cryptique qui pour moi n'existe pas", explique l'un des habitués des cabanes. "Ça veut dire que, comme ça, on peut se permettre de focaliser l'attention sur les casseurs et les vitrines brisées et pas du tout sur la manifestation", abonde une autre.

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La tonalité est la même du côté des organisateurs de la manifestation. "La colère ne vient pas que d'éléments extrémistes. Pourquoi dénoncer quelque chose qui est un phénomène de société ? Pourquoi est-ce qu'on dénoncerait nous, à Notre-Dame-des-Landes, quelque chose qui se passe dans toute la France ?", s'interroge Dominique Fresneau, opposant historique à la construction de l'aéroport.

Après les affrontements entre policiers et manifestants, l'heure est désormais au ballet des experts d'assurance. Notamment pour les transports urbains qui estiment leur préjudice à près de 500.000 euros. Le maire de la ville, Patrick Rimbert, a d'ores et déjà porté plainte "contre X".

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Notre-Dame-des-Landes : "Les black blocks, c'est un fantasme du préfet", dit l'un des opposants à l'aéroport Crédit Image : Nicolas Gouhier / RTL | Crédit Média : Nicolas Bauby | Durée : | Date :
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2014-02-24 08:05:00
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