1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Non, les enquêtes sur les assistants parlementaires du MoDem n'ont pas été abandonnées

Non, les enquêtes sur les assistants parlementaires du MoDem n'ont pas été abandonnées

FACT CHECKING - La justice poursuit son enquête autour du MoDem, commencée en 2017 et qui a notamment entraîné des mises en examen.

François Bayrou, leader du MoDem, le 29 septembre 2017 à Guidel (Morbihan)
François Bayrou, leader du MoDem, le 29 septembre 2017 à Guidel (Morbihan)
Crédit : AFP / Damien Meyer
Non, les enquêtes sur les assistants parlementaires du MoDem n'ont pas été abandonnées
02:36
Non, les enquêtes sur les assistants parlementaires du MoDem n'ont pas été abandonnées
02:36
Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Ce sont des messages qui ont fleuri sur les réseaux sociaux immédiatement après la découverte, ce dimanche 16 mai, de la Une du Journal du dimanche. L'hebdomadaire met en avant une photo de la cheffe du Rassemblement national et ce titre : "L'enquête qui accuse Le Pen"

Le JDD publie les résultats des investigations de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et apporterait donc la preuve d'un système de détournement des fonds européens au profit du RN, par le biais d'emplois fictifs d'assistants parlementaires. Il y a quand même 25 mises en examen, dont Marine Le Pen et son père.

Aussitôt, sur Twitter et Facebook, ça réagit : "Toujours le FN ? Rien sur le MoDem et les autres ?". Et c'est vrai que ces soupçons ne concernent pas seulement les ex-FN, mais également le deuxième parti de la majorité, le MoDem et la France insoumise. La justice s'intéresse à ces cas depuis juin et juillet 2017 et contrairement à ce qu'affirment certaines publications, la justice continue son travail sur ces formations politiques et ça prend du temps. 

D'ailleurs, concernant le MoDem, il y a eu des mises en examen dans ce dossier puisque pour le parti centriste, les retentissements de cette affaire commencent au moment de sa consécration électorale. En juin 2017, François Bayrou soutient Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Il est nommé ministre de la Justice et le 21 juin 2017 et il est obligé de démissionner, comme Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez nommées également au gouvernement. 

Quid de la France insoumise ?

À lire aussi

Les enquêteurs soupçonnent les dirigeants du MoDem de détourner l'argent des assistants parlementaires du Parlement européen à son profit. Le calendrier judiciaire s'est accéléré fin 2019 avec la mise en examen de plus d'une dizaine de responsables du MoDem dont François Bayrou et Marielle de Sarnez, pour détournement de fonds publics. À ce jour, 15 cadres ou anciens cadres du parti font l'objet de poursuites dans ce dossier. 

Pour la France insoumise, c'est plus lent. En juillet 2017, une élue du RN dénonce à Bruxelles que le système de détournement des assistants parlementaires concernerait les élus de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Depuis, le leader insoumis attend et il se plaint, car depuis quatre ans, il n'a pas été entendu, explique le JDD. L'enquête avait pourtant commencé avec la très médiatique perquisition des locaux de la France insoumise, en octobre 2018. 

Selon le journal Le Monde, ce retard est principalement dû à la Covid-19 et à l'organisation de la justice. Bref, un serpent de mer qui devrait repasser une tête en 2022. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/