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Nicolas Sarkozy favorable à une réforme de la Constitution

REPLAY - Le chef du parti Les Républicains souhaite inclure la notion d'état d'urgence dans la Constitution. Il se montre donc favorable à la révision de la Constitution, proposée lundi par François Hollande devant le Congrès.

Nicolas Sarkozy lors d'une réunion publique en 2015
Nicolas Sarkozy lors d'une réunion publique en 2015
Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Nicolas Sarkozy favorable à une réforme de la Constitution
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Dominique Tenza & Clémence Bauduin

Nicolas Sarkozy infléchit le discours de Christian Jacob. Ce mardi 17 novembre au matin, devant les députés de son camp, le patron des Républicains s'est dit favorable à une révision de la Constitution, comme l'a proposé François Hollande lundi 16 novembre, devant le Congrès. L'objectif : inclure la notion d'état d'urgence. Or, dès hier, Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, a fait savoir qu'il n'en était pas question, au risque de briser l'union nationale. L'avis de Nicolas Sarkozy pourrait influer sur les voix des Républicains et permettre à François Hollande d'obtenir les 3/5e des scrutins des parlementaires, condition sine qua non d'une révision constitutionnelle.

Pas question pour Nicolas Sarkozy de donner l'impression que sa famille politique bloque des mesures améliorant la sécurité des Français. Ce dernier a conscience que François Hollande a besoin des 3/5èmes des voix pour faire passer son projet et, par conséquent, des voix de la droite. Cette posture représente pour le camp de l'opposition une occasion de négocier avec la majorité. Le patron des Républicains devrait d'ailleurs proposer la création d'un "observatoire de suivi des mesures sécuritaires" annoncé par François Hollande. Objectif : scruter les promesses du chef de l'État à la loupe.

"Si seulement on nous avait écoutés"

Cela permettrait à Nicolas Sarkozy d'assurer la sphère d'influence de son parti au plus près de la majorité. Pour lui, Les Républicains auraient dû faire entendre leur voix plus tôt. "C'est bien la droite qui avait raison depuis longtemps", a-t-il redit devant les députés les Républicains. "Onze mois perdus depuis Charlie", "si seulement on nous avait écoutés…", a poursuivi l'ancien président.

La séance des questions au gouvernement, ce mardi après-midi, est vivement attendue par les Républicains. Ces derniers entendent régler quelques comptes, avec la garde des Sceaux, Christiane Taubira, notamment. "Est-elle la mieux placée pour porter le projet de loi sur la déchéance de nationalité ?", s'interroge un député sarkozyste. "Et Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense d'un pays en guerre, peut-il rester candidat en Bretagne et continuer à déguster du poisson sur le marché de Ploërmel ?", poursuit-il. François Hollande l'a dit hier, "la vie politique doit retrouver ses droits". Un message reçu 5 sur 5 par Nicolas Sarkozy.

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