2 min de lecture Nadine Morano

Nadine Morano : "Nicolas Sarkozy est pris entre le marteau et l'enclume", analyse Alba ventura

REPLAY / ÉDITO - La journaliste nous explique pourquoi Les Républicains sont extrêmement mal à l'aise vis-à-vis de l'affaire Morano.

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"Race blanche" : "Nicolas Sarkozy est pris entre le marteau et l'enclume", analyse Alba ventura Crédit Image : RTL | Crédit Média : Alba Ventura | Durée : | Date : La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Le feuilleton Morano, suite et (peut-être ?) fin. Après s'être vue retirer la tête de liste aux régionales en Meurthe-et-Moselle, l'eurodéputée était jeudi 8 octobre l'invitée du JT de TF1. Elle est apparue droite dans ses escarpins. Et pas peu fière d'être sur le plateau de la grand'messe du 20 Heures. Pour elle, c'est une consécration. Il ne fallait pas s'attendre à voir Nadine Morano changer de pied. Non, elle est comme elle est, elle ne doute de rien. Tout juste a-t-elle consentie quelques excuses à des Français qui ont pu été blessés par la "manipulation de ses propos". Mais à part ça, elle est persuadée qu'elle a marqué des points, sûre d'être dans son bon droit et sur le bon chemin.

Nadine Morano se voit en Jeanne d'Arc. On l'a vue récemment se recueillir dans la nuit sur la tombe du général de Gaulle. On pourrait très bien la retrouver prochainement en pèlerinage à Domrémy. C'est une femme qui en veut terriblement à Nicolas Sarkozy. Sur TF1, elle s'est même payée le luxe de dire qu'il avait commis une "faute majeure" en s'en prenant à elle. Elle a décidé de lui faire payer.

Le parti tout entier convulse

Cette polémique peut-elle nuire à Nicolas Sarkozy ? C'est en tout cas ce qu'essaient de faire ses rivaux. C'est franchement très amusant d'entendre Alain Juppé dire qu'il n'est pas "un coupeur de tête", ou un François Fillon qui dénonce un "procès en sorcellerie excessif". On se pince pour ne pas rire. Ce qui est vrai, c'est que cette histoire met mal à l'aise Nicolas Sarkozy. Sinon il n'aurait pas attendu douze jours avant de la destituer de la tête de liste aux régionales.

Il est pris entre le marteau et l'enclume, entre l'idée de ne pas déplaire à un électorat qui pense comme Nadine Morano, et le fait de ne pas se couper des centristes qui pourraient être récupérés par Alain Juppé. Mais au-delà de Nicolas Sarkozy, c'est le parti tout entier qui convulse avec cette affaire. Un parti qui sur, ces questions d'identité, d'immigration et de racisme, ne sait plus comment il doit s'exprimer.

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Le parti est tiraillé depuis des années entre d'un côté une conception humaniste, de centre-droit, et de l'autre une droite très décomplexée, proche du discours du Front national. Il s'offre régulièrement s'offre des polémiques, comme "le pain au chocolat" de Jean-François Copé, "la fuite d'eau" de Nicolas Sarkozy pour parler des migrants, ou encore "la France pays de race blanche"de Nadine Morano. Ce n'est pas nouveau. Mais compte tenu des scores du FN aujourd'hui, la question qui va de plus en se poser aux Républicains est de savoir, si on assume ou si on considère que c'est un dérapage, voire du racolage.  

Le carnet du jour

Jeudi soir, Manuel Valls a retrouvé ses deux anciens mentors, Michel Rocard et Lionel Jospin. Pas pour refaire le monde autour de l'enfer de Matignon. Non ! C'était des retrouvailles à l'occasion de la remise de la Légion d'honneur à Anne Sinclair.

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