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Coronavirus : le chômage partiel demandé pour "2,2 millions de salariés", annonce Pénicaud

INVITÉE RTL - La ministre du Travail prévoit d'étendre ce dispositif pour "prévenir le licenciement et la casse sociale".

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Coronavirus : le chômage partiel demandé pour "2,2 millions de salariés", annonce Pénicaud Crédit Image : Martin BUREAU / AFP | Crédit Média : Le Grand Jury | Durée : | Date :
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Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Comment protéger le tissu économique et social de la France alors que le pays est à l'arrêt pour protéger la population de la pandémie du coronavirus ? Le principal filet de sécurité du gouvernement est le chômage partiel qui évitera, selon les analyses gouvernementales, de mettre de nombreux salariés au chômage et d'accélérer la reprise économique lorsque ce temps sera venu. 

"Je rappelle que le but du chômage partiel, qu'on utilise massivement, c'est d'éviter les licenciements. Moi, mon premier objectif, c'est vraiment qu'on évite les licenciements, car à la crainte, l'angoisse, l'inquiétude que tout le monde a sur le plan sanitaire, il ne faut pas que l'on n'ajoute la peur du lendemain, la peur de perdre son emploi, la peur d'être au chômage dans les jours qui viennent, a commencé Muriel Pénicaud, invitée du Grand Jury RTL. Et donc, c'est pour cela qu'avec le président de la République et le Premier ministre, nous avons décidé d'ouvrir, amplifier, renforcer le chômage partiel pour qu'il soit le plus protecteur d'Europe, ce qui est le cas."

"A la date de vendredi soir, nous avions 220.000 entreprises qui avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés, 65.000 de plus que la veille pour vous donner une idée de la dynamique, précise la ministre du Travail. Et ça concerne 2, 2 millions de salariés. 600.000 de plus que la veille. Le dispositif est très utilisé. Les principaux domaines, c'est l'industrie, l'hébergement, la restauration, la construction, le commerce non-alimentaire et les garages qui sont très touchés en ce moment. Je crois qu'on peut être fier d'être dans un pays qui va prévenir ces licenciements pour éviter la casse sociale. Et puis aussi permettre aux entreprises, demain, de repartir avec leurs compétences".

"Le chômage partiel, ce n'est pas du chômage"

"Dans les ordonnances (...), on a élargi [le dispositif] à tous les publics, justement pour qu'il y ait un filet de sécurité pour tous. Donc, on l'a ouvert aux emplois à domicile, aux assistantes maternelles, aux VRP, à tous ceux qui n'y avaient pas droit", a ajouté Muriel Pénicaud. 

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La ministre ne perd pas de vue que la question des nouvelles embauches restera un axe de reprise important. "Il va falloir permettre à la machine de repartir pour embaucher ceux qui n'ont pas d'emploi. Mais ma priorité déjà, c'est - et je le redis aux entreprises - ne licencier pas, utiliser le chômage partiel. Vous garderez vos compétences et vous ne mettrai pas vos salariés au chômage. Le chômage partiel, ce n'est pas du chômage. Vous gardez votre contrat de travail. Simplement, vous êtes payés à rester chez vous. Vous ne pouvez pas travailler. Votre activité n'a pas lieu et vous avez 80 à 100 de votre salaire baisse ou au minimum le SMIC. Et vous avez 100% de votre rémunération si vous êtes au SMIC."

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