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Une personne glisse un bulletin de vote dans une urne (Illustration).
Crédit : Thibaud MORITZ / AFP
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Dans deux semaines, les Français seront appelés aux urnes. Le premier tour des élections municipales aura lieu le 15 mars prochain, un scrutin très attendu par toutes les formations politiques, qui y voient l’opportunité d’imprimer la première note de la séquence électorale en vue de la présidentielle de 2027.
Dans un contexte international incertain avec la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien et désormais l'embrasement en Iran et au Moyen-Orient, les enjeux des élections municipales dépassent les préoccupations locales.
Une attention particulière sera accordée aux grandes villes de France, notamment à Paris, où le premier tour pourra donner lieu à une situation inédite de quadrangulaire possible au second tour.
Pour ces élections, tous les regards seront tournés vers la capitale, où Anne Hidalgo a décidé de ne pas se représenter à la mairie. Son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, soutenu par le PS, les Ecologistes et le PCF, semble ainsi le mieux placé pour lui succéder. Un sondage Ifop-Fiducial pour L'Opinion et Sud Radio le donne en tête du premier tour avec 32%, talonné de près par Rachida Dati, candidate du MoDem et de LR, qui rassemblerait 30% des voix au premier tour (un chiffre en hausse dans les sondages).
Selon les sondages, la candidate LFI, Sophia Chikirou, pourrait elle aussi se qualifier pour le second tour avec 11% des voix, tandis que le candidat soutenu par Renaissance et Horizons, Pierre-Yves Bournazel, perd quelques points dans les sondages, avec 12% des intentions de vote. À l'extrême-droite, la liste Reconquête, menée par Sarah Knafo, poursuit sa dynamique avec une hausse dans les sondages, qui lui prêtent désormais 11% des voix. Le Rassemblement national, porté par Thierry Mariani, ferait quant à lui 4% au premier tour.
Dans le cas inédit d'une quadrangulaire au second tour, les sondages placent alors Rachida Dati en tête avec 42% des intentions de vote, devant Emmanuel Grégoire (36%), tandis que Sophia Chikirou et Sarah Knafo rassembleraient quant à elles 11% des voix chacune. Enfin, dans le cas d'une triangulaire LR-PS-LFI au second tour, l'ancienne ministre de la Culture sortirait également en tête avec 49% des voix, devant le premier adjoint d'Anne Hidalgo (40%) et la candidate LFI (11%).
À Lyon, c'est l'ancien président de l'Olympique lyonnais qui semble pour le moment en bonne position pour reprendre la suite du maire écologiste Grégory Doucet : Jean-Michel Aulas, soutenu par LR, Renaissance, Horizons, le MoDem et UDI, serait crédité de 43% des intentions de vote au premier tour, selon un sondage Elabe pour BFMTV-Le Figaro. Il devancerait ainsi le maire sortant, Grégory Doucet, qui se positionnerait en deuxième position avec 29% des votes.
La candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi, pourrait tout de même se qualifier pour le second tour avec 10% des voix, tandis que les candidats divers centre Georges Képénékian et RN-UDR Alexandre Dupalais s'arrêteraient aux portes du second tour avec respectivement 7% et 6% des voix. Au total, huit candidats se sont déclarés à Lyon pour ces municipales : à gauche, Delphine Briday portera la liste Lutte ouvrière et Raphaëlle Mizony celle du NPA, tandis que Nathalie Perrin-Gilbert est soutenue par le parti radical de gauche.
En cas de duel au second tour, Jean-Michel Aulas devancerait largement Grégory Doucet avec 57% des voix, contre 43% pour le maire sortant. En cas de triangulaire incluant la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi recueillerait 11% des intentions de vente, laissant toujours Jean-Michel Aulas en première position avec 55%, suivi de Grégory Doucet avec 34%.
Soutenu par le PS, le PCF et les Ecologistes, le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, compte bien rempiler pour un second mandat. Il se mesurera au candidat RN et de l'UDR, Franck Allisio, avec qui il se trouve désormais au coude-à-coude dans les sondages. La présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal, est elle aussi candidate, soutenue par le camp présidentiel et les LR, tandis que le député Sébastien Delogu sera le candidat LFI dans ces élections.
Le duel s'annonce serré entre Benoît Payan et Franck Allisio, qu'un sondage OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD donne à égalité avec 34% des intentions de vote, suivis par Martine Vassal et Sébastien Delogu, tous deux à 14%. La liste divers écologistes conduite par Victor Hugo Espinosa et la liste divers droite d'Erwan Davoux ne sont qu'à 2% dans les sondages, tandis que la liste de Rémy Bazzali, candidat soutenu par la Lutte ouvrière, recueillerait moins de 1% des intentions de vote.
En cas de quadrangulaire au second tour, les votes s'annonceraient très serrés entre le candidat RN Franck Allisio (37%) et le maire sortant Benoît Payan (36%), tandis que Sébastien Delogu (13%) suivrait également de près Martine Vassal (15%). Une triangulaire au second tour pourrait toutefois donner l'avantage au maire sortant, qui récolterait ainsi 47% des votes, contre 38% pour son adversaire RN.
À Bordeaux, le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic, devra se mesurer au député macroniste et ancien ministre délégué des Comptes publics, Thomas Cazenave. Un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Sud-Ouest et Sud Radio donne toutefois la majorité municipale, soutenue par les Ecologistes, le Parti communiste, le PS et Génération.s, en tête avec 33% des votes, devant la liste de Thomas Cazenave (25%) soutenu par le camp présidentiel et les LR.
Deux autres candidats pourraient se démarquer lors du premier tour : la liste de l'économiste Philippe Dessertine (sans étiquette) qui recueillerait 15%, et celle du candidat insoumis Nordine Raymond (12%). L'ancien candidat à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, portera quant à lui la liste du NPA, mais n'atteint pour le moment que 5% des intentions de vote, tandis que la candidate RN Julie Rechagneux se situe juste devant, avec 7%.
Des chiffres à prendre avec des pincettes, puisque 27% des électeurs disent se laisser encore le temps de changer d'avis.
À Lille, l'ancienne maire Martine Aubry a préparé au mieux sa transition en intronisant son successeur : Arnaud Deslandes, son ancien premier adjoint, aujourd'hui maire depuis la démission de Martine Aubry en mars 2025. Soutenu par le PCF, il fera face aux municipales à d'autres candidats de gauche : le candidat soutenu par les Ecologistes et Génération.s, Stéphane Baly, et à la candidate LFI Lahouaria Addouche.
Le camp Renaissance sera représenté par la députée Violette Spillebout, tandis que Louis Delemer sera le candidat des Républicains et Matthieu Valet celui du Rassemblement national.
Si peu de sondages ont été réalisés concernant les intentions de vote à Lille, un sondage Ifop pour le Parti socialiste réalisé en septembre 2025 donne Arnaud Deslandes en tête avec 39%, suivi de Violette Spillebout (30%) et de Stéphane Baly (23%).
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