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Municipales à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Lille : que disent les derniers sondages ?

Les élections municipales, dont le premier tour se déroulera le dimanche 15 mars, verront-elles une redistribution des forces politiques sur le territoire ? Les enquêtes d'opinion font état d'une course serrée dans plusieurs communes, notamment dans les grandes métropoles.

Un bureau de vote (illustration)

Crédit : AFP

Marie-Pierre Haddad

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La campagne pour le premier tour des élections municipales prendra fin ce vendredi 13 mars à 23h59. Les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille. Enjeu local ou résonance sur la scène nationale, ces élections municipales intéressent 8 Français sur 10, selon un sondage Toluna Harris Interactive pour RTL et M6 datant du jeudi 12 mars. Quant à la participation lors du premier tour le dimanche 15 mars, ils sont 68% à se déclarer "tout à fait certains d'aller voter".
Le choix des électeurs devrait se baser sur une liste de sujets dont celui de la sécurité qui arrive en tête pour 39% des Français interrogés dans ce sondage. Arrivent ensuite les domaines de la santé (28%), des impôts locaux (28%), les aménagements urbains (26%), la propreté (25%), les dépenses de la municipalité (24%). 

Le scrutin à Paris, Lyon et Marseille est difficilement lisible pour les états-majors des candidats car ce sera la première fois que l'application de la réforme de la loi PLM - pour les noms de ces trois villes - sera en vigueur. Les électeurs de la capitale, ainsi que ceux de Lyon et Marseille glisseront deux bulletins dans deux urnes, une pour le conseil d'arrondissement et une autre pour le conseil municipal

À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire en tête, suivi par Rachida Dati

Paris basculera-t-elle à droite après le règne de la gauche ? Selon un dernier sondage Ifop-Fiducial pour Le Parisien, LCI et Sud Radio, Emmanuel Grégoire (PS-PCF-Les Écologistes) arrive en tête des intentions de vote pour le premier tour avec 33%. Deuxième, la candidate LR et Modem Rachida Dati obtiendrait 29%.

Les scores des autres candidats seront attentivement scrutés ainsi que leur consigne de vote pour le second tour. Créditée de 12% des intentions de vote, la candidate Reconquête Sarah Knafo se maintiendra-t-elle ? Même question pour Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et Renaissance à 11,5% et dont la campagne a été principalement marquée par les tensions avec Rachida Dati. Arrive ensuite la candidate LFI Sophia Chikirou à 10% et Thierry Mariani (RN-UDR) à 3%.

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Cette tendance se confirme dans un autre sondage. Cette fois ci, Opinionway pour Cnews, Europe 1 et le JDD. Emmanuel Grégoire obtiendrait 31%, suivi de Rachida Dati à 26%. Sophia Chikirou est à la troisième place, dans ce sondage, avec 13% des intentions de vote. Suivie de près par Sarah Knafo et Pierre-Yves Bournazel, tous les deux à 12%. Thierry Mariani est à 5%.

À Lyon, Jean-Michel Aulas reste en tête, mais ralentit dans son ascension

À Lyon, le match entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet apparaît comme déjà joué dans les sondages. Selon une étude OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD du 12 mars, l'ancien président de l'Olympique lyonnais reste largement en tête avec 43% des intentions de vote, face à 35% pour le maire sortant écologiste. La tête de liste de la France insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi est créditée de 9%, le candidat RN Alexandre Dupalais est à 6% d'intentions de vote.

Un sondage datant de ce vendredi 13 mars réalisé par Cluster 17 pour Politico montre un écart qui se réduit encore : Jean-Michel Aulas tombe à 40% des intentions de vote pour le premier tour, face à Grégory Doucet qui est à 36%. Anaïs Belouassa-Cherifi est à 10%, Alexandre Dupalais à 7%.

Si le rapport de force reste en faveur de Jean-Michel Aulas, ce nouveau sondage montre un ralentissement de l'envolée du candidat soutenu par les Républicains, Renaissance, Horizons, Modem et UDI. En novembre dernier, il était crédité de 53% suivi de Grégory Doucet à 47%. Ce dernier avait assuré le 25 février, être prêt à s'allier avec la France insoumise au second tour des municipales. Évoquant le "drame nous a tous bouleversé" avec la mort du militant d'ultra-droite Quentin Deranque, l'édile avait cependant indiqué que ce soutien devait se faire sous "certaines conditions", notamment que personne dans son équipe ne soit "impliqué dans des violences". 

À Marseille, le RN pourrait se qualifier au second tour face au maire sortant

Le premier tour des élections municipales à Marseille s'annonce comme l'un des plus serrés de ce scrutin. Tout au long de la campagne, le maire sortant de gauche Benoît Payan était au coude-à-coude dans les intentions de vote avec le candidat du Rassemblement national Franck Allisio.

Le maire sortant s'est très légèrement détaché de son adversaire à en croire le dernier baromètre OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD, avec 36% d'intentions de vote, face au candidat RN à 34%. Martine Vassal, soutenue par Les Républicains et Renaissance stagne à 13%, tandis que le candidat de la France insoumise, Sébastien Delogu arrive en quatrième position avec 12%.
Début mars, un sondage de l'Ifop-Fiducial donnait un ordre de grandeur similaire avec Benoît Payan à 35%, Franck Allisio à 32%, Martine Vassal à 18% et Sébastien Delogu à 13%. À noter que le seuil pour se qualifier au second tour est à 10%, donc l'hypothèse d'une quadrangulaire est envisagée.

À Bordeaux, le maire écologiste en difficulté

Et si les écologistes perdaient la ville de Bordeaux ? Le maire sortant, candidat à sa réélection Pierre Hurmic arrive en tête des sondages pour le premier tour. Mais l'incertitude demeure en ce qui concerne les alliances du second tour. Selon un sondage de Cluster 17 pour Politico, le candidat soutenu par Les Écologistes, le PS et le PCF dépasse le seuil des 30%. Mais l'écart se réduit avec le candidat Renaissance, soutenu par Les Républicains et Horizons, Thomas Cazenave qui est à 26%. Arrive ensuite le candidat divers centre Philippe Dessertine à 17% et la candidate insoumise Nordine Raymond à 11,5%.

Mais un élément pourrait venir modifier la lecture des intentions de vote. Comme l'indique Sud Ouest, la ville de Bordeaux a vu son nombre d'inscrits sur les listes électorales augmenter avec 27.000 nouveaux électeurs en six ans. 

À Lille, les socialistes en position de laisser s'échapper la ville

À Lille, l'après Martine Aubry risque d'être mouvementé pour son dauphin qui doit affronter deux candidats concurrents. Arnaud Deslandes est ainsi crédité de 26% des intentions, selon un baromètre Cluster 17 pour Politico. Le candidat écologiste Stéphane Baly est à 19% comme la liste de la candidate de la France insoumis Lahouaria Addouche. La candidate Renaissance Violette Spillebout est à 16%, suvie du candidat RN Matthieu Valet à 12% et de la tête de liste Les Républicains Louis Delemer, à 6%.

D'après un sondage Ifop pour Ici nord, la Voix du Nord et France 3 Nord-Pas-de-Calais, Arnaud Deslandes est estimé à 28% d'intentions de vote, devant Stéphane Baly, à 20% et Laouaria Haddouche, à 16%. Viollette Spillebout reste à la quatrième place avec 15%. Tout comme Matthieu Valet, estimé cette fois-ci à 9% et Louis Delemer à 7%.

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