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Municipales à Lyon : Jean-Michel Aulas, pointé du doigt sur sa gestion des groupes violents parmi les fans de l'OL, se défend de tout "laxisme"

Malmené par ses adversaires politiques lors d'un débat organisé mardi 24 février, l'ancien président de l'OL a dénoncé des allégations "absolument absurdes".

Jean-Michel Aulas lors de l'inauguration de son quartier général de campagne pour les élections municipales de 2026 à Lyon, le 25 novembre 2025.

Crédit : ARNAUD FINISTRE / AFP

Municipales à Lyon : Jean-Michel Aulas pointé du doigt sur la présence de groupes ultra-violents parmi les fans de l'OL

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La rédaction numérique de RTL & AFP

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Jean-Michel Aulas a-t-il été trop laxiste avec les groupes de supporters d'ultra-droite du temps où il était le patron de l'Olympique lyonnais ? À moins de trois semaines des municipales, le chef d'entreprise, qui garde une grande popularité à Lyon du fait de ses 36 ans à la tête du club, était celui qui avait le plus à perdre mardi 24 février lors d'un débat à quatre candidats organisé par BFM.

Durant un peu plus d'une heure, il s'est surtout évertué à se présenter comme "candidat de la société civile", affranchi des querelles partisanes, mais a globalement été malmené, notamment sur la question de l'influence des groupuscules violents dans les tribunes du Groupama Stadium.

"C'est un stade dans lequel il y a 60.000 spectateurs. À chaque fois qu'il y a eu un geste répréhensible, les gens qui ont eu ces attitudes ont été traduits en justice. Il n'y a jamais eu aucun laxisme durant tout le moment où j'ai été président. Il y a toujours eu du ménage et il faut pour cela évidemment l'avoir vécu au jour le jour. Il n'y a jamais eu - à l'extrême droite comme à l'extrême gauche - de gens qui menaient un certain nombre d'autres [personnes] à des actes racistes. Ce sont des choses qui sont absolument absurdes", s'est-il défendu difficilement, dans un contexte tendu depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon.

L'insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi lui a rétorqué "qu'il avait serré la main aux Mezza qui sont des fascistes", lors d'un tour du stade pour ses adieux à l'OL, en référence à un groupe de hooligans formé en 2006 et réputé proche de la mouvance identitaire. Ses membres s'étaient par exemple rendu coupable de cris de singes et de saluts nazis en tribunes en marge d'une rencontre annulée à Marseille fin 2023, après des violences.

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La semaine passée, "'JMA" a réclamé à ce que soit accroché sur l'Hôtel de Ville de Lyon un portrait de Quentin Deranque. Une demande jugée "indécente" par Grégory Doucet, qui a de nouveau dénoncé la requête mardi : "Je vous le dis, les yeux dans les yeux, j'ai été choqué par votre demande", a-t-il adressé au vice-président de la FFF, dénonçant "une récupération politique indécente, ni respectueuse de la famille, ni de l'état de droit."

"À côté de la plaque"

Sur d'autres thématiques, il a été critiqué pour être "à côté de la plaque" par le maire écologiste sortant Grégory Doucet sur le sujet de la Palestine, ou encore qualifié de "coquille vide" par Anaïs Belouassa Cherifi. "À part de grandes dépenses non financées, personne n'a compris votre ligne politique", a jugé le candidat UDR Alexandre Dupalais, allié au RN.

Soutenu par Renaissance et Les Républicains, Jean-Michel Aulas fait toujours la course en tête dans les sondages du haut de ses 76 ans. Pour la première fois mercredi, son principal rival Grégory Doucet s'est lui dit prêt hier soir à s'allier avec la candidate LFI "à certaines conditions" notamment que personne dans son équipe ne soit "impliqué dans des violences".

Les candidats déclarés aux élections municipales à Lyon : Jean-Michel Aulas (soutenu par la droite et le centre), Anaïs Belouassa-Cherifi (La France insoumise), Grégory Doucet (Les Écologistes), Alexandre Dupalais (UDR, soutenu par le Rassemblement national), Georges Képénékian (sans étiquette), Nathalie Perrin-Gilbert (Divers gauche).

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