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Une urne lors du premier tour des élections municipales, le 19 mars 2026 (illustration).
Crédit : Grichka BEYSSON-LEANDRI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Dernière ligne droite pour les candidats aux mairies. La campagne des municipales touche à son terme ce vendredi 20 mars avant le début de la période de réserve et alors que le second tour aura lieu ce dimanche.
Au total, les électeurs de près de 1.600 communes - soit l'équivalent de seulement 4,5% des plus de 36.000 villes sur l'ensemble du territoire français - devront se rendre aux urnes pour départager 807 triangulaires, 169 quadrangulaires, 18 quinquangulaires ou 548 simples duels, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.
À Paris et Lyon, les sondages récemment publiés témoignent de scrutins particulièrement indécis, contrairement à Marseille où le retrait de la liste insoumise de Sébastien Delogu a rebattu les cartes. RTL vous présente un tour d'horizon avant le début d'un week-end décisif.
Dans la capitale, où finalement trois candidats restent en lice, les résultats s'annoncent très serrés. Deux sondages Ifop et Elabe placent au coude-à-coude le candidat de gauche hors LFI Emmanuel Grégoire (entre 45,5 et 46%) et Rachida Dati (entre 44 et 44,5%), soit dans la marge d'erreur dans les deux cas. Un seul donne une avance certaine au député socialiste : 48%, contre 41% pour l'ancienne ministre d'Emmanuel Macron, d'après Cluster 17.
La clé du scrutin sera en grande partie entre les mains des électeurs de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance) qui a fusionné sa liste avec Rachida Dati, tout en se retirant. Leur choix est d'autant plus incertain que vendredi, la représentante de l'extrême droite, Sarah Knafo (Reconquête!), qui s'est désistée en appelant à "chasser la gauche", a laissé entendre que Rachida Dati n'avait refusé de fusionner avec elle qu'en raison d'un "veto" d'Édouard Philippe, le patron d'Horizons.
Tout dépendra également des électeurs de l'Insoumise Sophia Chikirou qui pourraient être tentés par le "vote utile" alors que cette dernière s'est maintenue pour le second tour et est pronostiquée entre 10 et 11%.
Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet et son rival Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre, obtiennent chacun 50% d'intentions de vote selon un sondage OpinionWay publié vendredi. Il a été réalisé depuis mardi sur un échantillon de 614 personnes inscrites dans les bureaux de la capitale des Gaules, soit après l'accord de "fusion technique" des listes de la France insoumise avec celles du maire.
Au premier tour, la liste d'union de la gauche et des Écologistes de Grégory Doucet a obtenu 37,36% des suffrages contre 36,78% à celle de Cœur Lyonnais incarnée par l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas, devant la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%). Derrière ce trio figuraient le candidat UDR-RN Alexandre Dupalais (7,07%), Nathalie Perrin-Gilbert à la tête d'une liste de gauche soutenue par le PRG (3,64%) et le centriste Georges Képénékian (3,53%).
À Marseille, les deux favoris se sont opposés dans un court débat télévisé, le sortant Benoît Payan (gauche hors LFI) plaidant pour ne pas laisser la cité phocéenne aux mains de l'extrême droite, et son concurrent RN Franck Allisio promettant d'être le "maire de l'ordre et de la sécurité". Arrivée troisième avec plus de 20 points de retard sur les deux premiers, la candidate du centre et de la droite Martine Vassal, qui s'est maintenue au deuxième tour, n'y a pas participé.
Selon le sondage Cluster 17 publié ce vendredi, Benoît Payan devrait être réélu facilement puisqu'il est crédité à 53%, contre 39% et 8% pour ses deux autres concurrents.
Dans ce cas, il bénéficierait notamment du retrait de l'Insoumis Sébastien Delogu (4e au premier tour avec 11,9%), qui s'est finalement effacé face au risque de victoire de l'extrême droite, après que Benoît Payan a refusé de fusionner.
À Toulouse également, nul ne sait si les électeurs du socialiste François Briançon apprécieront son alliance avec le député LFI François Piquemal arrivé en tête de la gauche au premier tour. Un sondage Ifop donne ce dernier dans un mouchoir de poche avec le divers droite Jean-Luc Moudenc, avec un très léger avantage au maire sortant (51% contre 49%).
Au Havre, les estimations de Cluster 17 laissent entrevoir une réélection sans trembler pour
Édouard Philippe, crédité de 47%, soit 8 points de plus que le communiste Jean-Paul Lecoq, soutenu par le PS et les Écologistes. Le candidat d'extrême droite, Franck Keller, apparaît comme la troisième force (14%).
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