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Un bureau de vote à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, dimanche 22 mars 2026.
Crédit : Guillaume Pinon / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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À l'approche du second tour des élections municipales le 22 mars 2026, de nombreuses listes de candidatures ont subi des réajustements. Cette deuxième manche du scrutin ne concerne qu'une partie des communes françaises. Plus de 32.000 ont élu leurs conseillers municipaux dès le premier tour, qui s'est déroulé dimanche 15 mars.
Pour les localités où l'élection n'est toujours pas acquise, les candidats encore en lice avaient jusqu'à mardi 17 mars à 18 heures pour déposer leurs listes. Pour rappel, seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages au premier tour sont autorisés à se maintenir.
Si vous constatez qu'un nom de candidat a disparu ou que son emplacement a été modifié sur la liste, pas de panique. Plusieurs scénarios sont à l'origine de ces changements.
Entre les deux tours, la composition des listes qui se maintiennent peut être modifiée. Cette dernière peut ajouter des candidats qui ont figuré sur d'autres listes au premier tour, à condition que celle-ci ait obtenu au moins 5% des suffrages, selon le site du ministère de l'Intérieur.
Deux types de fusion existent :
- fusion programmatique : permet à deux listes de s'accorder sur un programme commun afin de diriger la ville ensemble en cas de victoire.
- fusion technique : permet de limiter la dispersion des voix. En cas de victoire, les élus des deux listes fusionnées ne sont pas obligés de diriger la ville ensemble, une partie des élus pouvant même siéger dans l'opposition.
Cette fusion de liste doit obligatoirement respecter l'alternance homme-femme, principe fondamental du mode de scrutin municipal. Ici, le nom d'un candidat peut donc potentiellement changer de place dans l'ordre de la liste.
Dans le cas où le nom d'un candidat ne se trouve plus sur la liste, ce dernier s'est probablement désisté. Une liste qui obtient plus de 10% des suffrages peut malgré tout décider de se retirer de la course à l'élection. Elle renonce par conséquent à siéger au conseil municipal.
Si ce choix peut s'expliquer pour diverses raisons, ce retrait est régulièrement un acte politique volontaire. Il s'accompagne d'une consigne de vote en faveur d'un candidat engagé au second tour, qui peut être explicite ou implicite. À Paris, Sarah Knafo (Reconquête) s'est retirée du scrutin et a appelé à "faire barrage à la gauche". On parle souvent de "barrage républicain" ou "front républicain".
Certains désistements peuvent survenir lorsqu'une liste qualifiée souhaitait en rallier une autre, mais qu'elle n'a pas réussi. C'est le cas à Marseille, où la candidature menée par Sébastien Delogu (LFI) s'est désistée suite au refus d'une alliance par le maire sortant Benoît Payan (Divers gauche).
La liste qui arrive en tête lors du second tour obtient d'office 50% des sièges au conseil municipal. Les sièges restants sont répartis proportionnellement entre les différentes listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages.
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