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Municipales 2026 : Jean-Michel Aulas à Lyon, Julien Sanchez à Nîmes… Comment fonctionnent les recours déposés par les candidats battus au second tour ?

Le patron de l'OL assure qu'il y a eu de "très nombreuses irrégularités" lors du scrutin à Lyon, dimanche 22 mars. Il a jusqu'à vendredi 18 heures pour déposer un recours, comme il l'a annoncé. Le candidat perdant RN de Nîmes, Julien Sanchez souhaite lui aussi déposer un retour.

Jean-Michel Aulas lors de l'inauguration de son quartier général de campagne pour les élections municipales de 2026 à Lyon, le 25 novembre 2025.

Crédit : ARNAUD FINISTRE / AFP

Marine Langlois

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Annoncé perdant, Jean-Michel Aulas ne lâche rien tout comme le candidat du RN à Nîmes, Julien Sanchez. Le premier, ancien patron de l'OL, candidat à la mairie de Lyon, a annoncé déposer un recours, évoquant "très nombreuses irrégularités constatées", alors que Grégory Doucet a revendiqué la victoire dans la capitale des Gaules. 

"Un recours dressera la liste de toutes les irrégularités relevées et sera déposé devant le tribunal administratif de Lyon avant vendredi 18h", a assuré l'entourage de Jean-Michel Aulas auprès de plusieurs médias dimanche. "Les résultats sont beaucoup plus serrés que ne l'avaient annoncé les médias et le maire sortant" avec moins de 1.500 voix d'écart, a assuré l'ancien patron de l'OL depuis son QG dimanche soir. Selon les résultats officiels, Grégory Doucet a été réélu avec moins de 3.000 voix d'avance face à Jean-Michel Aulas. 

D'après les informations du Progrès, la liste Coeur Lyonnais a observé lors du scrutin de dimanche des bulletins de l'Union de la gauche et des écologistes de Grégory Doucet dont le nom des colistiers n'était pas imprimé de la même couleur que celui du bulletin officiel déposé en préfecture. Les équipes du candidat Aulas ont ensuite identifié ces bulletins comme "nuls" lors des dépouillements.


Le maire sortant Grégory Doucet a toutefois assuré avoir "une grande confiance dans les agents publics qui ont participé à l'organisation et à la mise en place de ce scrutin". "J'ai grande confiance dans les assesseurs, dans les présidents des bureaux de vote", a-t-il poursuivi, assurant ne pas savoir ce que ses adversaires reprochent au scrutin. "Nous verrons ce qu'ils déposent comme éléments".

Même son de cloche du perdant à Nîmes. Dans la commune du Gard, le candidat de l'union de gauche Vincent Bouget est arrivé en tête avec 40;97% des suffrages, devant Julien Sanchez (RN) qui n'a obtenu que 37,52% des voix. Mais ce dernier n'a pas dit son dernier mot : sur X, il a assuré qu'il compte déposer un recours. "Pour toutes les irrégularités graves constatées, nous déposerons un recours en annulation", a-t-il écrit. Il a notamment mentionné "des mails et des tracts diffamatoires appelant à la haine envers le RN et de nombreux autres manquements".

Le contestataire doit apporter des preuves

Pour déposer son retour, le contestataire doit se manifester impérativement dans les cinq jours qui suivent l'élection, soir avant 18 heures ce vendredi à la sous-préfecture ou préfecture, ou bien directement au greffe du tribunal administratif. "Tout électeur et tout éligible a le droit d'arguer de nullité les opérations électorales de la commune devant le tribunal administratif. Le préfet, s'il estime que les conditions et les formes légalement prescrites n'ont pas été remplies, peut également déférer les opérations électorales au tribunal administratif", indique l'article L.248 du Code électoral

D'après le site MairesdeFrance, ce sera au le contestataire de l'élection de prouver son irrégularité, avec les réserves portées sur les procès-verbaux du dépouillement. "Le protestataire doit donc, pendant la durée de la campagne électorale, recenser et conserver toutes les pièces susceptibles d’appuyer d’éventuels griefs : il pourrait être trop tard, dans les jours qui suivent le tour où l’élection est acquise, pour collecter les témoignages nécessaires ou pour demander à un commissaire de justice de dresser un constat des irrégularités commises par un candidat", indique le site. 

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Pierrick Gardien, avocat en droit public, précise sur X qu'en cas de "contentieux électoral, seules des irrégularités avérées, suffisamment graves et en lien direct avec le résultat peuvent entraîner l’annulation". 

Généralement, le tribunal administratif essaie de statuer sur la question dans un délai de deux à trois mois, pour éviter une période d'incertitude trop longue dans les villes concernées. 

Sans parler du recours évoqué la veille, Jean-Michel Aulas a assuré lundi dans une publication sur X qu'il était prêt à s'engager dans l'opposition à Lyon. "Je siégerai pour que la voix de toutes les Lyonnaises et de tous les Lyonnais soit entendue", a -t-il notamment indiqué, précisant également vouloir jouer "pleinement" son rôle à la Métropole, remportée par son alliée de droite, Véronique Sarselli.

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