1 min de lecture Justice

Livre de Hollande : Taubira défend le président sur la justice

Vivement critiqué pour ses propos sur la "lâcheté" des magistrats, le chef de l'État a reçu le soutien de son ancienne ministre de la Justice.

Christiane Taubira et François Hollande, le 28 septembre 2016 à l'Élysée
Christiane Taubira et François Hollande, le 28 septembre 2016 à l'Élysée Crédit : VILLARD/SIPA
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Au milieu de la pluie de critiques, François Hollande peut compter sur un soutien important. Particulièrement chahuté par les magistrats et l'opposition pour avoir affirmé dans le livre de confidences Un président ne devrait pas dire ça que la justice faisait preuve de "lâcheté", le chef de l'État a été défendu par Christiane Taubira, son ancienne garde des Sceaux.

L'ex-ministre de la Justice, qui a démissionné le 27 janvier 2016 pour marquer son désaccord avec la ligne gouvernementale, a une nouvelle fois marqué sa loyauté envers François Hollande et défendu par la même occasion sa propre action à la place Vendôme, par le biais d'un tweet. "La justice a bien assez de vrais ennemis. Le respect sans famille montré depuis 2012 fut le support de réformes de confiance", a-t-elle écrit dans un message diffusé jeudi 13 octobre.

Une "humiliation" pour les magistrats

Dans l'ouvrage co-écrit par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, François Hollande revient sur les ennuis judiciaires de son prédécesseur Nicolas Sarkozy et en profite pour critiquer la justice. "Cette institution (...) est une institution de lâcheté... Parce que c'est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux... On n'aime pas le politique. La justice n'aime pas le politique", lance-t-il.

Ces propos lui ont valu d'être vivement critiqué par Alain Juppé. "S'il a tenu ces propos, il a manqué gravement aux devoirs de sa fonction et démontré une nouvelle fois qu'il n'est pas à la hauteur de sa charge", a déclaré le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite. Les magistrats ont également vivement réagi. Le premier président et le procureur général de la Cour de cassation ont ainsi estimé que ces déclarations constituaient une "humiliation" et posaient un "problème institutionnel".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Christiane Taubira François Hollande
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants