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Les Républicains : "On a évité l'éclatement", estime Jean-Pierre Raffarin

REPLAY - REPLAY / INVITÉ RTL - L'ancien premier ministre se réjouit du "succès" de la première étape des Républicains : le rassemblement des militants.

Jean-Pierre Raffarin, invité du "Grand Jury" le 31 mai 2015
Jean-Pierre Raffarin, invité du "Grand Jury" le 31 mai 2015
Le Grand Jury du 31 mai 2015
53:45
Romain Renner
Romain Renner

Les Républicains ont tenu leur congrès fondateur et ont adopté ce nouveau nom en remplacement du sigle "UMP". Un événement au cours duquel Nicolas Sarkozy a tenu des propos très durs contre la gauche,qu'il accuse d'avoir "trahi la République". Selon Jean-Pierre Raffarin, "la gauche est responsable de l'exaspération de l'opinion et (...) de la montée des comportements radicaux. Nicolas Sarkozy, avec son tempérament, a dit ce qu'un grand nombre de citoyens pense".

L'ancien premier ministre se réjouit que l'UMP ait "évité l'éclatement" qui aurait mené, selon lui, au retour "du RPR et de l'UDF". Il minimise d'ailleurs l'importance des sifflets entendus à l'encontre d'Alain Juppé et François Fillon. "Je regrette ces mouvements d'humeur mais remettons les choses à leur place (...) Les militants sont comme des supporters : ils ont des préférés". Et de souligner que la composition de la salle qui a accueilli le congrès était "forcément un peu décalée par rapport aux sympathisants". Ce "noyau dur" pro-Sarkozy ne traduirait donc pas tout à fait ce que pense l'ensemble des Français de droite et du centre.

Pour "une primaire qui départage"

Jean-Pierre Raffarin apporte d'ailleurs son soutien à Alain Juppé, lorsqu'il explique qu'une primaire des Républicains, pas ouverte au rassemblement avec le centre, n'aurait pas d'intérêt. "Nous approuvons tous cette vision, assure-t-il. S'il y a un candidat centriste au premier tour de la présidentielle, nous avons une chance de ne pas être qualifié pour le second tour. Il faut que l'UDI, le MoDem et tous ceux qui veulent l'alternance participent".

L'ancien premier ministre prévient toutefois : le congrès devra être utile. "Je suis très favorable à une primaire qui départage mais je ne suis pas favorable à des playoffs (sic) où tout le monde vient dans le désordre. La présidentielle, ce n'est pas le palmarès des chansons ou la bourse aux ministères (...) La primaire, si elle qualifie un candidat, c'est utile, si c'est pour faire de la figuration, ça ne l'est pas", explique-t-il. Et de prendre comme exemple la primaire socialiste, qui a, selon lui, permi à Manuel Valls et Arnaud Montebourg d'obtenir des ministères grâce à leur score.

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