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Législatives 2022 : la femme de chambre Rachel Keke face à Roxana Maracineanu dans le Val-de-Marne

La figure de la lutte des femmes de chambre, Rachel Kéké, fera face à Roxana Maracineanu, l'ancienne ministre et championne de natation lors des législatives au sein de la 7e circonscription du Val-de-Marne.

Roxana Maracineanu et Rachel Kéké.
Roxana Maracineanu et Rachel Kéké.
Crédit : AFP
Marine Derquenne & AFP

Dans la 7e circonscription du Val-de-Marne le duel Roxana Maracineanu, l'ex-ministre déléguée aux Sports, contre Rachel Kéké semble se dégager, même si Les Républicains entendent rester dans l'équation.  

Dans cette circonscription plutôt populaire, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. "On est sûr que la Nupes sera au second tour", a affirmé le leader insoumis. Et la coalition de gauche a décidé d'investir Rachel Kéké, syndicaliste franco-ivoirienne qui a commencé à s'imposer dans le paysage politico-médiatique lors de la longue grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris. "On a obtenu 99% de toutes nos revendications !", a-t-elle rappelé la semaine dernière depuis le quartier des Sorbiers, une cité de Chevilly-Larue où elle habite.

Le député sortant Jean-Jacques Bridey (LaREM) ne se représente pas, hospitalisé pour de graves problèmes de santé. La majorité a donc investi de son côté Roxana Maracineanu. La femme de chambre Rachel Kéké sera donc face à une ancienne ministre. 

La guerre est déclarée entre les deux candidates

"Tu n'habites pas les quartiers populaires, que viens-tu faire ici?!", a lancé Rachel Kéké à l'ex-ministre, sous les applaudissements des militants. Pour la syndicaliste CGT, cette élection est un "deuxième combat à mener", après celui de l'Ibis Batignolles, en attendant "le troisième, à l'Assemblée". Rachel Kéké se définit comme une "guerrière" et veut "faire du bruit" au Palais Bourbon, avec un message : "Secouer le cocotier" à l'Assemblée. 

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Malgré son manque d'expérience en politique, Rachel Kéké ne nourrit aucun complexe face à l'ancienne championne de natation, forte de ses quatre ans passés au ministère. 
"Je vais l'écraser ! Je vous jure, je vais la battre", a-t-elle expliqué. "Elle a été ministre, elle est rassasiée, que vient-elle chercher ? Laisse-nous, nous qui sommes dans les bas quartiers, dans les métiers essentiels, laisse nous aller nous défendre à l'Assemblée", a-t-elle dit.

"Un discours trop caricatural", se défend Roxana Maracineanu, qui met en avant sa double culture franco-roumaine et son propre "parcours inspirant" d'ancienne réfugiée. 
"Rachel Kéké ne me connaît pas : mes parents sont arrivés en France avec deux valises. On a dormi dans la voiture, habité dans des quartiers populaires à Mulhouse ou Blois... On a un parcours assez ressemblant", détaille-t-elle. 

Quant au candidat LR, il dénonce le "parachutage" de l'ex-ministre

L'ancienne ministre, qui entend notamment se baser pour sa campagne sur son travail effectué au ministère des Sports et ses aspects "concrets dans la vie de tous les jours", doit également se défendre contre les attaques venues de sa droite. Vincent Jeanbrun, maire LR de L'Haÿ-les-Roses et proche de Valérie Pécresse, se présente aussi. 

Le candidat LR a accueilli Roxana Maracineanu en lui offrant un plan de sa ville, pour dénoncer un "parachutage". "Elle est ancienne élue de Clamart et était conseillère régionale PS des Hauts-de-Seine", tacle-t-il. "En Île-de-France, on partage les mêmes préoccupations, qu'on habite à Clamart comme moi ou ici", répond l'intéressée. Pour se défendre, l'ancienne ministre des Sports assure qu'"il faut avoir une vision plus nationale, être député ce n'est pas être maire".  

Vincent Jeanbrun compte sur son bon score des dernières législatives, quand il avait fait 47,3% au second tour face au candidat et député sortant LaREM Jean-Jacques Bridey. "L'électorat de centre-gauche va se rabattre sur le candidat local", croit savoir celui qui a fait basculer en 2014 L'Haÿ-les-Roses, un bastion de la ceinture rouge en banlieue parisienne, à droite. "Je peux être le vote utile face à la gauche racialiste et wokiste qui fait peur et dont les gens ne veulent pas", assure-t-il. "Mon match et mon enjeu sont au 1er tour", face à LREM, ajoute-t-il.

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