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Ibis des Batignolles : après 22 mois de combat, les grévistes obtiennent gain de cause

Le groupe hôtelier a accordé à ces femmes de chambre, gouvernantes et intendantes, entre autres, une hausse de salaire et la baisse de la cadence.

Les grévistes de l'hôtel Ibis des Batignolles, à Paris, le 17 octobre 2019.
Les grévistes de l'hôtel Ibis des Batignolles, à Paris, le 17 octobre 2019.
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Ibis des Batignolles : après 22 mois de combat, les grévistes obtiennent gain de cause
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Vincent Serrano - édité par Florine Boukhelifa

Leur combat aura duré vingt-deux mois, mais elles l'ont gagné. Les femmes de chambre, gouvernantes et intendantes de l'hôtel Ibis des Batignolles à Paris s'étaient insurgées contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Leur employeur, le groupe Accor, a finalement cédé, en leur octroyant notamment une hausse de salaire de 250 à 500 euros par mois.

En l'apprenant, ces femmes de chambre en boubous colorés se sont levées du rebord en pierre situé au pied de l'hôtel, là où elles ont commencé leur grève le 17 juillet 2019. Rachel, leur porte-parole tend alors au milieu de la liesse le document tant attendu : l'accord signé avec le groupe hôtelier.

"Nous avons une belle victoire, nous sommes fières de nous", clame l'une des grévistes au milieu des chants, cris et danses de joie. "Franchement, nous avons tenu ce combat, nous n'avons rien lâché et j'ai toujours su que nous allions gagner, la lutte paye", poursuit-elle.

La plus longue grève de l'hôtellerie

"Elles ont gagné de 250 à 500 euros d'augmentation par mois, la baisse de la cadence, deux représentants du personnel sur le site, ainsi que quelques autres petites avancées", résume le syndicaliste CGT Claude Lévy. Soulagé, celui-ci évoque une "victoire vraiment historique", obtenue après la plus longue grève du secteur.

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Aboubacar, intendant dans l'établissement, est lui aussi très ému. "Je suis fier, elles ont laissé leurs enfants et tout le reste pour venir faire la grève", dit-il. "On a pu aller jusqu'au bout, jusqu'à obtenir satisfaction", continue-t-il. Désormais, ces grévistes n'attendent plus qu'une chose : retourner au travail.

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