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"Le travail rend libre" : Jean-Philippe Tanguy (RN) affirme qu'on l'accuse de "n'importe quoi" et conteste toute référence au nazisme

Le député Rassemblement national, critiqué pour un extrait de discours dans lequel il affirme que "le travail rend libre", a déclaré que cette phrase a été "isolée" de son contexte et qu'il n'a "rien dit de mal".

Jean-Philippe Tanguy

Crédit : Sameer AL-DOUMY / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Jean-Philippe Tanguy contre-attaque et se défend de toute référence au nazisme. Le député Rassemblement national, critiqué pour un extrait de discours dans lequel il affirme que "le travail rend libre", a déclaré le 23 septembre 2026 que cette phrase a été "isolée" de son contexte et qu'il n'a "rien dit de mal".

Une vidéo de seulement deux secondes, très reprise sur les réseaux sociaux ces derniers jours, le montre disant que "oui, le travail rend libre", lors d'un événement à Vierzon (Cher) le week-end dernier. Ce slogan, "Arbeit macht frei" en allemand, figurait à l'entrée de camps de concentration et d'extermination nazis, dont celui d'Auschwitz-Birkenau. Une phrase "isolée" d'une allocution de trente minutes, s'est défendu Jean-Philippe Tanguy sur Europe 1/CNews.

"C'était un discours sur le fait qu'avec un bon salaire, si on peut se payer un logement, et grâce aux acquis sociaux de la Résistance, mot pour mot, les individus pouvaient s'émanciper et acquérir une liberté", a-t-il assuré. Interrogé pour savoir s'il regrettait cette formule, le député a répondu : "Je ne vais pas regretter qu'on m'accuse de n'importe quoi".

Le précédent de Nicolas Sarkozy

Il a toutefois présenté ses excuses à ceux ayant "une histoire familiale douloureuse" et aux victimes d'antisémitisme, "non pas pour ce que j'ai dit, parce que je n'ai rien dit de mal, mais parce qu'ils ont pu être heurtés à titre personnel". "Je respecte la souffrance et la douleur des personnes et des familles qui ont été meurtries malheureusement par la barbarie nazie", a assuré ce lieutenant de Marine Le Pen. 
Mais Jean-Philippe Tanguy a estimé qu'"il ne faut pas laisser aux groupuscules qui peuvent rester et qui restent néonazis une valeur comme l'émancipation par les acquis sociaux et le travail".

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Il a ajouté que Nicolas Sarkozy avait "fait un discours, mot pour mot, disant que le travail rendait libre", et qu'il s'agit d'un "sujet de philo régulier". Le vice-président du RN Louis Aliot, interviewé sur France 2, a lui aussi jugé que l'extrait était sorti de son contexte et dit n'avoir "aucune critique à faire" à Jean-Philippe Tanguy.

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