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Le syndrome du canard boiteux : à six mois de la fin de son mandat, Emmanuel Macron pèse de moins en moins sur la scène internationale

Pourtant très actif diplomatiquement, Emmanuel Macron a désormais du mal à faire entendre sa voix sur la scène internationale. À six mois de la fin de son mandat, ses actions et décisions sont moins suivies par ses homologues.

Une photo montre un écran de contrôle pendant qu'Emmanuel Macron, président de la République française, s'exprime lors d'une interview accordée à France 2 et TF1 au palais de l'Élysée, à Paris, le 24 septembre 2026.

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

Emmanuel Macron n'intéresse plus grand monde sur la scène internationale : sa fin de mandat est un cauchemar diplomatique

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Georges Malbrunot

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Il est désormais bien loin de l'image de jeune leader volontariste dont il jouait sur la scène internationale au début de son mandat. À six mois des prochaines élections, la voix d'Emmanuel Macron est de moins en moins écoutée par les autres pays.

Un vrai syndrome du "canard boiteux", pour reprendre le terme utilisé par les Américains, qui désigne un dirigeant affaibli au seuil de son départ et dont les annonces et actions sont de moins en moins suivies par ses homologues. 

Un phénomène d'autant plus marqué chez Emmanuel Macron qu'il a été un président très actif diplomatiquement pendant 10 ans, mais qui vient d'encaisser plusieurs revers. Il pensait être de nouveau en phase avec Donald Trump sur l'Ukraine, mais la semaine dernière, le président américain l'a quasiment trahi avec sa décision d'acheter massivement du diesel russe, un coup de canif dans quatre ans de sanctions contre Moscou. 

Il a également fait face au manquement à la parole que lui avait donnée le leader palestinien, Mahmoud Abbas. L'an dernier, en échange de la reconnaissance française de l'État de Palestine, Mahmoud Abbas avait promis des élections à Emmanuel Macron... qu'il vient de reporter à l'an prochain, soit après le départ du président de la République.

Une crise nationale qui n'aide pas

Les difficultés au sein de son propre pays n'aident pas la crédibilité d'Emmanuel Macron à l'internationale : il est évident que lorsque l'on a plus de 3.000 milliards d'euros de dettes, que les lycéens descendent dans la rue, que le tissu social s'effrite et qu'Emmanuel Macron lui-même bat des records d'impopularité, la voix de la France à l'étranger porte beaucoup moins.

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Emmanuel Macron pourrait avoir du mal à supporter cette fin de présidence crépusculaire, qui ne va pas du tout avec son caractère. Mais à l'international, on se pose déjà la question de son successeur. 

Pour autant, Emmanuel Macron ne baisse pas les bras, et poursuit ses déplacements à l'étranger. Il était en Espagne récemment, sera dans le Golfe à partir de lundi, et continue de se mobiliser sur les dossiers de l'approvisionnement énergétique de la France, la guerre en Ukraine, le détroit d'Ormuz ou encore la situation au Liban. 

Mais là encore, on risque de rester dans l'illusion de l'action : en début de semaine, le président de la République ne fera pas étape en Arabie saoudite, pourtant pays clé au Moyen-Orient, attaqué par les rebelles yéménites pro-iraniens. La France a fait une proposition d'aide pour sécuriser un oléoduc saoudien stratégique, mais l'Arabie n'a pas encore répondu, autre signe que la fin du mandat pourrait virer à l'inertie.

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