- 24m52s
3 min de lecture
Donald Trump et Volodymyr Zelensky avant leur réunion en Floride le 28 décembre 2025 pour discuter du plan de paix pour l'Ukraine
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Mettre RTL en favori sur Google
La pression américaine s'intensifie sur Volodymyr Zelensky. Alors que Donald Trump appelle les Ukrainiens à remplacer leur président, Kiev a accusé SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, d'avoir restreint certains services satellitaires de Starlink, perturbant notamment les opérations de drones ukrainiens.
Zelensky a dénoncé des restrictions susceptibles d'entraîner des pertes humaines. De son côté, Elon Musk a affirmé que ces limitations étaient décidées par l'armée américaine et relevaient, en dernier ressort, du président des États-Unis. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a également interpellé publiquement Musk, l'accusant implicitement d'utiliser un service essentiel à la défense ukrainienne à des fins politiques.
Malgré les appels américains à organiser une présidentielle, les Ukrainiens serrent les rangs autour de Zelensky. Selon un sondage de l'Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS), publié début octobre, 71 % des personnes interrogées s'opposent à la tenue immédiate d'élections, contre seulement 24 % qui y sont favorables.
Élu en 2019 pour un mandat de cinq ans, Volodymyr Zelensky aurait normalement dû remettre son mandat en jeu au printemps 2024. Mais l'invasion russe en février 2022 et l'instauration de la loi martiale ont empêché la tenue du scrutin.
Les résultats du dernier sondage du KIIS révèlent que les Ukrainiens interrogés distinguent la volonté de renouvellement politique de la nécessité d'organiser immédiatement des élections. 53 % des répondants estiment que Zelensky devrait se limiter à un seul mandat, tandis que 42 % souhaitent qu'il puisse se représenter. Même parmi les personnes déclarant plutôt ne pas faire confiance au président, 58 % s'opposent à des élections immédiates.
Le sondage ne prend toutefois pas en compte les Ukrainiens réfugiés à l'étranger ni ceux vivant sous occupation russe.
Au-delà des pressions américaines, l'organisation d'une élection présidentielle reste confrontée à des obstacles juridiques et matériels. La loi martiale en vigueur interdit la tenue d'élections nationales et surtout la guerre complique la participation des électeurs.
Des centaines de milliers de soldats sont mobilisés, des millions d'Ukrainiens ont quitté leur domicile et une partie du territoire national demeure occupée par la Russie. Dans ces conditions, garantir un vote accessible à tous les citoyens représenterait un défi considérable.
La sécurité des bureaux de vote constitue une autre difficulté. Les frappes russes continuent de toucher les villes et les infrastructures ukrainiennes. Organiser une campagne électorale et permettre aux électeurs de se rendre aux urnes sans risque majeur supposerait des garanties de sécurité difficiles à obtenir tant que les combats se poursuivent.
Volodymyr Zelensky n'exclut pas la perspective d'une présidentielle. Il s'est déclaré prêt à envisager un scrutin, sous réserve d'un cessez-le-feu complet de 60 jours. Une condition que Poutine n'est pas prêt d'accepter selon Claude Blanchemaison, l'ancien ambassadeur de France en Russie. "Poutine n'acceptera pas car il n'a pas envie d'avoir un cessez-le-feu dans les médias puisqu'il pense qu'il tient le bon bout et qu'il peut avoir dans sa guerre d'usure maintenant le dessus sur l'Ukraine", explique-t-il sur RTL.
Même une suspension temporaire des combats ne répondrait pas automatiquement à toutes les difficultés. Il faudrait encore adapter la législation, organiser le vote des militaires, garantir la participation des Ukrainiens vivant à l'étranger et déterminer comment traiter la question des électeurs des territoires occupés.
Une autre enquête du KIIS, réalisée en mars 2026, montrait d'ailleurs que 69 % des répondants estimaient que les élections nationales ne devraient se tenir qu'après un accord de paix définitif et la fin complète de la guerre. Seuls 13 % considéraient alors qu'un cessez-le-feu assorti de garanties de sécurité pouvait suffire.
Tant qu'un cessez-le-feu durable et des garanties permettant un scrutin représentatif ne seront pas réunis, la tenue d'une présidentielle ukrainienne restera une perspective incertaine, quelles que soient les pressions exercées depuis Washington.
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte