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La nomination à la Banque de France d'Emmanuel Moulin, proche de Macron dont la désignation faisait polémique, validée par le Parlement

Les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat ne se sont pas opposées mercredi 20 mai à l'arrivée à la tête de la Banque de France de l'ancien secrétaire général de l'Élysée Emmanuel Moulin, choix d'Emmanuel Macron pour occuper ce poste.

Emmanuel Moulin assiste à une audition devant la commission des finances de l'Assemblée nationale à Paris, le 20 mai 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Il coche toutes les cases, y compris celle, encombrante, de rouage-clé de la macronie. Les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat ne se sont pas opposées mercredi 20 mai à l'arrivée à la tête de la Banque de France de l'ancien secrétaire général de l'Élysée Emmanuel Moulin, choix d'Emmanuel Macron pour occuper ce poste. 

Une majorité des parlementaires des deux chambres s'est prononcée contre la nomination de ce proche du chef de l'État (58 voix contre, 52 pour), mais en vertu des règles il aurait fallu que les trois cinquièmes des suffrages exprimés soient défavorables, pour entraver la nomination. Il doit sa nomination de justesse aux voix du Sénat, où il a récolté 12 contre et 27 pour, tandis que les députés ont été plus sévères (46 contre et 25 pour). 

L'hypothèse d'un supposé accord entre le Sénat et l'Élysée, en échange d'une nomination comme Défenseur des droits du sénateur LR et ancien ministre François-Noël Buffet, a eu un certain écho dans les rangs de la droite, même si l'entourage de Gérard Larcher continue de le réfuter. 

Il se présente en "homme libre"

Emmanuel Macron avait proposé Emmanuel Moulin pour succéder à François Villeroy de Galhau à la tête d'une institution économique incontournable, qui a notamment la charge de garantir la stabilité monétaire. Ce choix avait été vu par ses critiques comme un nouveau "recasage" d'un proche du président, après les nominations de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel et d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes

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Les opposants à sa nomination l'accusaient notamment d'être partial. L'intéressé a lui assuré mercredi lors de son audition au Sénat se présenter en "homme libre" et "s'engager à exercer ses fonctions en toute indépendance". 

Le député LFI Éric Coquerel a ensuite affirmé à des journalistes qu'Emmanuel Moulin ne l'en avait pas "convaincu". "Il y a quand même un avis majoritairement défavorable", a estimé le président de la commission des finances, jugeant que cette nomination reste un "camouflet" pour le chef de l'État. 

Haut fonctionnaire ayant gravi tous les échelons financiers de l'État, Emmanuel Moulin a débuté sa carrière au Trésor. Directeur adjoint du cabinet de l'ex-ministre de l'Economie Christine Lagarde en 2007, il avait rejoint l'Élysée en 2009 comme conseiller économique du président Nicolas Sarkozy. 

Après un passage dans le privé (Eurotunnel puis Mediobanca), il était revenu en 2017 au ministère des Finances comme directeur de cabinet de Bruno Le Maire. Il avait ensuite été nommé directeur du Trésor fin 2020, directeur de cabinet de l'ex-Premier ministre Gabriel Attal en 2024 et secrétaire général de l'Elysée en 2025.

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