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À l'UMP, l'autorité de Nicolas Sarkozy est mise à rude épreuve

Mis en minorité à l'issue du bureau politique de l'UMP mardi, Nicolas Sarkozy n'arrive pas à faire parler le parti d'opposition d'une seule voix.

Nicolas Sarkozy après sa rencontre avec François Hollande au sujet de l'attaque contre "Charlie Hebdo", à l'Elysée, le 8 janvier 2015.
Nicolas Sarkozy après sa rencontre avec François Hollande au sujet de l'attaque contre "Charlie Hebdo", à l'Elysée, le 8 janvier 2015.
Crédit : THIERRY CHESNOT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
À l'UMP, l'autorité de Nicolas Sarkozy est mise à rude épreuve
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Benjamin Hue
Benjamin Hue

Nicolas Sarkozy souhaitait ne pas donner de consignes de vote pour le deuxième tour de la l'élection législative partielle dans le Doubs dimanche. Mais au terme d'un bureau politique mouvementé, l'UMP a finalement décidé de prôner l'abstention : ni front républicain, ni Front national. Une mise en minorité en forme de désaveu pour l'ancien chef de l'État dont l'autorité est mise à rude épreuve depuis qu'il a repris les rênes de l'UMP.

L'UMP est apparue divisée

Ses amis disent le contraire. Mais les faits sont tenaces. La position exprimée mardi matin par Nicolas Sarkozy devant les députés n'est pas celle qui a été adoptée en début de soirée par le bureau politique. Dans l'entourage de l'ancien président, on explique que la situation est plus compliquée que ça. "Il a cherché la synthèse. C'est son rôle de chef de parti", assure un fidèle.

Malgré son inflexion, Nicolas Sarkozy serait toujours pour le "ni-ni". Brice Hortefeux a d'ailleurs voté en ce sens mardi soir. Dans les faits, le patron de la rue de Vaugirard a été mis en minorité. Il y a donc un désaveu sur le fond. Mais c'est surtout sur la forme que son autorité de chef de parti a été mise à mal ces derniers jours. Il avait explicitement demandé aux siens de se taire dans l'attente d'une position commune. Alain Juppé ne s'est pas privé de souligner mardi sur France 2 que les principaux lieutenants de Nicolas Sarkozy - NKM et Laurent Wauquiez en tête - se sont eux-mêmes affranchis de la consigne.

Le Doubs, un test non-concluant

Nicolas Sarkozy se savait attendu sur sa capacité à rassembler les siens. Bousculé, il confirme ses difficultés à concilier les costumes de chef de parti, d'ex-président de la République et de futur candidat. Politiquement, la législative partielle du Doubs avait tout du piège parfait. Nicolas Sarkozy n'a finalement rien pu faire pour l'éviter.

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