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L'écologiste Marine Tondelier sur les alliances avec LFI aux municipales : "La gauche qui s'allie à la gauche, c'est assez normal"

La patronne des Écologistes a prévenu, lundi, que refuser tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon "mènerait la gauche à l'échec, tant aux municipales qu'à la présidentielle".

Marine Tondelier invitée de RTL Matin, mardi 17 mars 2026.

Crédit : RTL

L'écologiste Marine Tondelier sur les alliances avec LFI aux municipales : "La gauche qui s'allie à la gauche, c'est assez normal"

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L'écologiste Marine Tondelier sur les alliances avec LFI aux municipales : "La gauche qui s'allie à la gauche, c'est assez normal"

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Jérémy Descours

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Lors du premier tour des élections municipales du 15 mars, les écologistes ont connu des fortunes diverses, marquées par des résultats contrastés selon les villes et des enjeux d'alliances à gauche. 

Dans plusieurs grandes métropoles, leurs candidats, souvent alliés aux socialistes ou au sein de coalitions de gauche, se retrouvent en position de se maintenir pour le second tour, mais peinent à s'imposer seuls face à des adversaires forts, notamment dans des villes comme Strasbourg, où la maire écologiste sortante arrive seulement troisième

Invitée de RTL Matin, ce mardi 17 mars, Marine Tondelier a assumé certains accords entre des candidats écologistes et insoumis lors du second tour des élections municipales. "On est de gauche et on travaille avec des gens de gauche", a expliqué la patronne des écologistes en ajoutant qu'il était "assez normal" que "la gauche s'allie avec la gauche". 

"Avoir accès à des politiques écologistes et de gauche"

Selon Marine Tondelier, l'enjeu des municipales est clair : "Notre acte, c'est qu'on est écologistes et qu'en tant qu'écologistes, on veut qu'un maximum de Françaises et de Français puissent avoir accès à des politiques écologistes et de gauche". 

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Selon elle, dans un contexte national et européen marqué par "un monde qui est très brutal" et des politiques qui "nous brutalisent aussi", disposer d'un maire de gauche ou écologiste représente "une forme de bouclier social, environnemental, une force d'interposition entre vous et les politiques nationales".

La patronne des écolos insiste sur la nécessité des alliances pour faire avancer les projets écologistes : "Quand vous dites peut-être que la vie de millions de Françaises et de Français va changer, et bien oui, on fait des alliances. Moi, je suis écologiste, je ne suis pas insoumise. Mon parti, c'est l’écologie, je porte l'écologie". 

Elle rappelle aussi la logique des scrutins : "Au premier tour, on choisit, au deuxième tour, on élimine. Quand je dois éliminer, je sais qui éliminer".

Des alliances "sincères, motivées, avec des combats et des programmes partagés"

Interrogée sur ses liens avec Jean‑Luc Mélenchon, notamment après ses propos jugés antisémites, Marine Tondelier a rappelé que les alliances écologistes ne relèvent pas d'un "miracle électoral". Elle a précisé que "par exemple, à Saint‑Étienne et à Amiens, il n'y a pas d'alliance de deuxième tour avec la France Insoumise". 

Dans d'autres villes, a-t-elle ajouté, des alliances existent "sincères, motivées, avec des combats et des programmes partagés". Sur le rôle de Mélenchon lui-même, elle a souligné : "Je ne sais pas sur quelle liste il est candidat aux municipales, à ma connaissance, aucune. Donc nous, on travaille localement avec les candidats".

"Le monopole des valeurs"

Concernant Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier reconnaît partager certaines valeurs avec lui, mais critique sa posture : "Ce que je lui reproche, c'est de considérer qu'il aurait le monopole des valeurs, le monopole de la vertu".

Selon elle, la position défendue par Glucksmann le soir du premier tour pourrait, si elle était suivie jusqu'au bout, conduire à ce que "des millions de Françaises et de Français, soit qui vivaient dans une ville de gauche vivent dans une ville de droite, soit qui vivaient dans une ville de droite n'aient pas le droit de vivre dans une ville de gauche".

Pour la patronne des écolos, la politique doit rester ancrée dans le quotidien et l'avenir des Français : "Ce n'est pas pour ça qu'on fait de la politique, parce qu'à la fin, c'est le quotidien des Français et leur avenir qui est en jeu. C'est très, très concret". Et de conclure : "Peut-être que quand on est propriétaire parisien, on ne voit pas la différence entre une ville de droite et une ville de gauche".

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