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Jean-Pierre Raffarin veut interdire les manifestations pendant l'état d'urgence

REPLAY - LE GRAND JURY - L'ancien premier ministre s'inquiète de la dispersion des forces de sécurité alors que la France est en proie au terrorisme.

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Jean-Pierre Raffarin invité du "Grand Jury" le 19 juin 2016 (1ère partie) Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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Elizabeth Martichoux et Ludovic Galtier

Les manifestations contre la loi Travail vont se poursuivre. La CGT, par la voix de son secrétaire général Philippe Martinez, a confirmé les mobilisations des 23 et 28 juin prochains. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 19 juin, Jean-Pierre Raffarin juge que "la CGT fait une faute". "Quand les manifestations dérivent, les organisateurs des manifestations ne sont pas innocents de ces dérives. Nous sommes en état d'urgence, nous avons un adversaire qui est le terrorisme. Disperser l'effort de nos forces de sécurité sur des problèmes d'agitation intérieure, c'est inacceptable."

Face au déchaînement de violence, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac (2002-2005) a "eu honte de (son) pays." "Je pense que le gouvernement devrait d'évidence interdire ces manifestations. Le pouvoir n'a aujourd'hui ni d'autorité ni de majorité. Il est grand temps qu'il fasse preuve d'autorité et qu'il dise clairement qu'il n'autorise pas des manifestations pendant qu'il y a état d'urgence. L'ennemi de la nation française aujourd'hui, ce n'est pas la finance, c'est la violence, et c'est elle qu'il faut combattre". Il rejoint ainsi l'opinion d'Alain Juppé, son poulain pour la primaire du mois de novembre. "Quand il y a des manifestations qui constituent une menace évidente à l'ordre public, il faut les interdire, le gouvernement a le pouvoir de le faire", avait déclaré le maire de Bordeaux.

Et si des partis venaient à braver ces interdictions, le sénateur propose tout simplement de supprimer les subventions que leur verse l'État. "La règle, c'est l'ordre public, c'est l'état d'urgence. Si on ne respecte pas la loi de l'État, on n'a plus les subventions de l'État. À un moment, on demande qu'il y ait des règles. On est dans une situation de gravité. La gravité, c'est la fermeté."

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