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"Je ne crois pas à la fin de l'Europe", affirme Jean-Marc Ayrault

REPLAY / INVITÉ RTL - Le ministre des Affaires étrangères mise sur un partenariat renforcé entre la France et l'Allemagne, à l'heure où la crise des migrants et le traité transatlantique creusent les désaccords.

Jean-Marc Ayrault, le 9 mai 2016
Jean-Marc Ayrault, le 9 mai 2016
Crédit : RTL / Frédéric BUKAJLO / SIPA PRESS
"Je ne crois pas à la fin de l'Europe", affirme Jean-Marc Ayrault
08:15
"Je ne crois pas à la fin de l'Europe", affirme Jean-Marc Ayrault
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Clémence Bauduin
Clémence Bauduin

Ce lundi 9 mai est traditionnellement le jour de la célébration de l'Europe. Mais avec la crise des migrants, le référendum à venir sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, il s'agit plus que jamais d'une Europe du chacun pour soi, marquée par une solidarité en berne

"Je ne crois pas à la fin de l'Europe. Elle doit savoir préparer les décisions courageuses pour redonner du souffle, de l'envie, à tous les Européens. Nous devons jouer pleinement notre rôle, protéger nos citoyens et nos frontières extérieures", répond le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Un objectif : "préparer l'avenir de l'Europe"

En ce sens, la coopération franco-allemande est nécessaire au maintien de l'Union européenne, selon ce dernier. "On n'arrête pas de se parler et de travailler ensemble, je multiplie les déplacements avec mon homologue allemand (Franck-Walter Stenmeier, ndlr)", poursuit celui qui veut lancer "un message de confiance dans l'avenir de l'Europe". "Nos destins sont liés et notre responsabilité et de proposer des solutions pour l'avenir", affirme Jean-Marc Ayrault. 

"Quel que soit le résultat du référendum (sur le Brexit, ndlr) - même si je souhaite qu'il soit positif - la question nous est posée et nous la préparons : comment préparer l'avenir de l'Europe pour qu'elle joue son rôle dans le siècle dans lequel nous nous trouvons ?", questionne l'ancien premier ministre.

Un partenariat avec la Turquie conditionné

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L'avenir de cette Union européenne se jouera-t-il avec la Turquie ? En tant qu'État-membre, la France devra se prononcer sur la suppression des visas pour les ressortissants turcs, comme le recommande la Commission de Bruxelles. "C'est une décision européenne qui doit être prise à 28", affirme Jean-Marc Ayrault. "Il y a 72 critères exigés pour que la Turquie puisse être exonérée de visas, il en reste encore plusieurs à satisfaire", explique-t-il, affirmant que la France sera intransigeante sur chacun d'entre eux. Au premier rang de ces propositions : l'état de droit "que la Turquie doit purement respecter", selon Jean-Marc Ayrault. 

Le ministre revient sur la nécessité d'exiger d'Ankara la mise en place de passeports biométriques. "Si ces engagements sont suivis par la Turquie alors oui", les visas pourront être supprimés, selon lui. "C'est un engagement pris par l'UE. La Turquie est un partenaire - pas facile, certes - mais confrontée elle aussi à un problème incroyable, l'afflux des réfugiés. L'accord négocié est positif, le flux de réfugiés a diminué", avance d'ores et déjà le ministre.

Dans l'attente des directives russes

La France réunit cet après-midi les "Affinitaires", réunion des ministres des Affaires étrangères des pays qui soutiennent les opposants à Bachar al-Assad. Parmi eux seront représentés l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis ou encore les États-Unis. 

"Le processus politique est arrêté, les négociations à Genève ne peuvent pas avancer. Ce n'est pas Daesh qui est attaquée à Alep, mais l'opposition modérée, également représentée aujourd'hui", illustre Jean-Marc Ayrault. "Ce que nous allons demander, c'est que les Russes fassent pression sur le régime de Damas pour qu'il arrête ses frappes. Ce n'est pas Poutine qui décide, c'est avec lui que l'on discute et que l'on négocie", nuance le résident du quai d'Orsay. "Il s'agit de respecter la résol

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