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Islamo-gauchisme à l'université : "Des faits isolés", selon Gabriel Attal

INVITÉ RTL - Le porte-parole du gouvernement qui n'a pas souhaité s'exprimer sur la tourmente dans laquelle est plongée Frédérique Vidal, a rappelé que "la priorité pour le gouvernement, c'est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire".

Gabriel Attal, le 21 février 2021
Gabriel Attal, le 21 février 2021
Crédit : Silvère gerard / agence 1827/rtl
Le Grand Jury de Gabriel Attal
59:30
Le Grand Jury de Gabriel Attal
59:30
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Benjamin Sportouch
Journaliste

Frédérique Vidal persiste et signe. Sous le feu des critiques depuis qu'elle a demandé une enquête sur l'islamo-gauchisme dans les universités françaises, la ministre de l'Enseignement supérieur poursuit dans sa lancée. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Fédérique Vidal estime qu'un "état des lieux" est nécessaire "sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets".

Des propos qui ne devraient pas désenfler la polémique, puisque 600 universitaires, dont des enseignants et des chercheurs ont réclamé sa démission, dans une tribune publiée par Le Monde. Ils lui reprochent de "faire planer la menace d'une répression intellectuelle".

Frédérique Vidal est-elle soutenue au sein du gouvernement ? Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal juge le phénomène de l'islamo-gauchisme "marginal". "Il ne s'agit pas de mettre en place une police de la pensée ou d'aller traquer les objets de recherches des chercheurs à l'université", ajoute-t-il en précisant que "la priorité aujourd'hui pour le gouvernement est d'aider les étudiants à traverser cette crise".

Deux lignes au sein de l'exécutif ?

Un phénomène "minoritaire", comme l'a indiqué aussi Frédérique Vidal au Journal du Dimanche. Il s'agit là d'une forme de rétropédalage puisque la ministre estimait quelques jours plus tôt que l'islamo-gauchisme "gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable".

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Le sujet a occupé l'attention d'une partie du gouvernement. La ministre de l'Enseignement supérieur a reçu le soutien du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. L'"islamo-gauchisme" est un "fait social indubitable" qu'il faut "regarder en face", a-t-il déclaré sur BFMTV

Mais deux lignes semblent s'affronter au sein de l'exécutif. "Est-ce que ce débat qui concerne une minorité et des faits extrêmement isolés doit monopoliser l'intégralité du débat public quand on parle de l'université ? Je ne le crois pas", a botté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qui dénonce le "politico-fétichisme permanent à parler des polémiques".

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