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Jean-Luc Mélenchon se dit "désolé" d'avoir "déformé par erreur" le nom de Glucksmann, comme ceux d'autres personnalités

Le chef de file de La France insoumise est revenu sur sa plaisanterie sur la prononciation de son nom lors d'un meeting à Perpignan.

Jean-Luc Mélenchon, le 6 décembre 2025

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP - édité par Sylvain Zimmermann

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Jean-Luc Mélenchon, accusé d'antisémitisme après avoir plaisanté sur le patronyme de Raphaël Glucksmann lors d'un meeting, s'est dit ce lundi 2 mars "désolé" d'avoir "déformé par erreur" le nom de l'eurodéputé et d'autres personnalités, promettant de ne plus recommencer.

Le leader insoumis a affirmé sur X avoir "déformé par erreur beaucoup de noms dans ce discours" à Perpignan, comme celui de Donald Trump ou du candidat insoumis Mickaël Idrac. "Celui de Glucksmann provoque des réactions alors même que j'ai rectifié sur le champ. J'en suis le premier désolé pensant à ceux que cela blesse. Je retiens la leçon. On ne m'y reprendra pas", a-t-il dit.

Lors d'un meeting à Perpignan dimanche 1er mars, Jean-Luc Mélenchon avait déclaré au détour d'une phrase : "Monsieur Gluckman, Glucksmann pardon..., après j'en ai pour des heures". Dans la première référence au nom de l'eurodéputé, il dit "Glucksman" et la seconde fois, lorsqu'il se reprend, il prononce "Glucksmane".

LFI traverse une tempête politique

Cette sortie a provoqué de nombreuses réactions. En premier lieu, Raphaël Glucksmann. Le président de Place publique n'avait pas tardé à réagir en repostant un extrait vidéo du meeting de Jean-Luc Mélenchon accompagné du message "Ok Jean-Marie Le Pen". Le leader de La France insoumise "s'exclut lui-même de la gauche et de la République", a ensuite tancé l'eurodéputé social-démocrate.

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Le député socialiste Jérôme Guedj a lui aussi comparé le leader insoumis à Jean-Marie Le Pen, un rapprochement également fait par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal ou le candidat de centre-droit à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel.

Quelques jours plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait déjà été accusé d'antisémitisme, ce dont il se défend, pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive de Jeffrey Epstein, en se demandant si la prononciation "Epstine" ne visait pas à le russifier. LFI traverse une tempête politique depuis la mise en cause de collaborateurs de son député Raphaël Arnault dans l'enquête sur la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon.

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