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"Epstein" ou Epstine" : Mélenchon déplore une "consternante réaction" après les accusations d'antisémitisme

Jean-Luc Mélenchon a suscité l'indignation et déclenché de nouvelles accusations d'antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein. Des attaques qui "suscitent délibérément la violence contre LFI", selon lui.

Jean-Luc Mélenchon, le 6 décembre 2025

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Juliette Vignaud

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Des accusations "consternantes" pour Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis a suscité l'indignation après des propos sur la prononciation de Jeffrey Eptsein, lors d'un meeting jeudi 26 février au soir à Lyon. "L'affaire Epstein ? Ah, je voulais dire 'Epstine', pardon !", a-t-il notamment déclaré.

"J'ai ironisé sur la volonté de vouloir faire avec "Epstine" un nom pour "russifier" le problème. Consternante réaction de ceux qui y voient de l’antisémitisme", a-t-il réagi ce vendredi 27 février sur X, affirmant que cela "pose question sur les réelles motivations". Et d'affirmer : "Au contraire j'ai longuement expliqué dans mon discours pourquoi il fallait tenir la religion loin de la politique."

"La brutalisation de la vie politique est du côté de ceux qui veulent nous faire taire à force de menaces et d'insultes à tous propos. Ils suscitent délibérément la violence contre LFI", a-t-il conclu.

En meeting à Lyon jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a ciblé la presse dans le traitement de l'affaire Epstein, accusant les médias traditionnels de dire "Epstine" pour "faire plus russe". "Alors maintenant vous direz 'Einstine' au lieu d'Einstein, 'Frankenstine' au lieu de Frankenstein. Voilà, tout le monde comprend comment il faut faire", a-t-il ironisé.

"N'en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, un élève de 5ème sait qu'en anglais, "Epstein" se prononce "Epstine". Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain… à l'américaine", a réagi sur X Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). "C'est évidemment les codes de l'antisémitisme, c'est inadmissible", a estimé de son côté l'ancien ministre des Finances Éric Lombard sur RTL.

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