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Carburant - pompe à essence. (Illustration)
Crédit : Valentine CHAPUIS / AFP
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Le 21 avril, face à la flambée persistante des prix des carburants, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonçait une aide destinée à trois millions de travailleurs modestes, grands rouleurs, en même temps qu'un soutien accru aux pêcheurs et aux agriculteurs. Depuis samedi, on connaît les détails pour en bénéficier.
Pour toucher le montant de 50 euros, il faut remplir plusieurs conditions. Il faut tout d'abord avoir plus de 16 ans et un revenu fiscal inférieur ou égal à 16.880 euros. Il faut surtout rouler beaucoup, plus de 15 kilomètres par trajet par jour, entre son domicile et son lieu de travail. Une autre solution pour bénéficier de l'aide : prouver que vous roulez plus de 8.000 km sur une année pour votre activité professionnelle.
Attention, c'est une indemnité par véhicule. Si vous êtes deux à utiliser la même voiture, vous ne pourrez toucher qu'une seule aide. Le dispositif devrait être accessible d'ici la fin mai. Si vous êtes concerné, vous devrez vous manifester sur le site des impôts, impots.gouv.fr.
Un autre décret a également précisé l'aide destinée aux utilisateurs de carburant agricole. Il porte sur le gazole non routier avec une exonération de taxes à hauteur de 3,86 centimes par litre. Le décret précise que cette aide pourrait être prolongée d'un mois, mais le gouvernement a par ailleurs annoncé vouloir renforcer son dispositif en allant jusqu'à 15 centimes par litre pour les agriculteurs et de 30 à 35 centimes pour les pêcheurs.
Mais pour leurs représentants, on est loin du compte. Une quarantaine d'entre eux ont fait entendre leur voix samedi devant les Invalides à Paris. Pour David Le Quintrec, président de l'Union française des pêcheurs artisans, les nouvelles aides annoncées par le gouvernement sont loin d'être suffisantes face à la flambée des prix qu'il vit au quotidien.
"En travaillant normalement, je consomme à peu près 600 litres de gazole par jour. Et là, en réduisant de moitié ma consommation, j'ai autant de frais de gazole qu'avant. Mais par contre, je ne peux pas aller au large comme je le fais d'habitude parce qu'il y a une homogénéité entre chaque bateau pour ne pas qu'on tire sur les espèces de poissons dans les mêmes endroits. Plus il y a de frais de gazole, et moins il y a d'argent à répartir pour les équipages", explique-t-il au micro de RTL.
"Il y a des bateaux qui vont en mer, qui vont à perte. Quand vous passez 15 jours sur un bateau, 24 heures sur 24 sur un lieu de travail, et que vous touchez des salaires de même pas 500 euros pour 15 jours, ça commence à faire grincer les dents quand même. Je pense que faire un travail qui est quand même assez dur et être rémunéré même pas au SMIC, ça commence à être compliqué", déplore-t-il.
Selon lui, la solution serait de taxer davantage les produits importés en France et les superprofits, comme ceux de TotalEnergies, afin de redistribuer cet argent aux professionnels les plus en difficulté, comme les pêcheurs.
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