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Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, dans RTL Matin, le 19 mai 2026.
Crédit : RTL
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Fabien Roussel a réagi, ce mardi 19 mai, à la polémique née au festival de Cannes autour de Canal+, après la décision de son patron de ne plus travailler avec les signataires d'une tribune dénonçant l'influence de Vincent Bolloré dans le cinéma.
Invité de RTL Matin, le secrétaire national du Parti communiste français a d'abord indiqué qu'il aurait signé la tribune, tout en rappelant sa portée. "Je l'aurais signé, mais c'était une pétition adressée à des réalisateurs, des producteurs".
"La réaction du directeur de Canal+, c'est une réaction violente qui porte atteinte à la liberté d'expression. Ce n'est pas une insulte. Ces signataires de pétition n'ont pas insulté Bolloré", ajoute le leader communiste.
Alors que le dirigeant de Canal+ estime que cette tribune constitue une attaque contre ses équipes, Fabien Roussel estime au contraire que la réaction est disproportionnée. "La réaction du directeur de Canal est un problème. Pourquoi lui se permet de dire, ceux qui ont signé une pétition, je ne travaillerai plus avec eux ? Je ne les financerai plus".
Face à l'argument selon lequel le groupe refuse de collaborer avec des personnes l'ayant, selon lui, insulté, Fabien Roussel durcit encore son propos et vise directement la direction du groupe. "Il montre le vrai visage du groupe Bolloré. C'est-à-dire que c'est comme ça qu'il se comporte. Il suffit qu'on signe une pétition pour qu'il ne finance plus le cinéma, bravo, belle réaction, je trouve ça indigne de sa part. Il n'a pas de constance et il perd son sang-froid".
Le collectif Zapper Bolloré a annoncé, lundi 18 mai, avoir récolté 651 signatures supplémentaires "en 24 heures en réaction aux propos de Maxime Saada", le président du directoire de Canal+, qui a appelé dimanche son groupe à "ne plus travailler" avec les signataires de la tribune.
Parmi les nouveaux signataires, on compte notamment le cinéaste Robin Campillo, réalisateur de "120 battements par minute" et l'acteur Nahuel Pérez Biscayart, révélé dans ce même film.
Cela porte à plus de 1.200 le nombre de professionnels du cinéma ayant signé la tribune publiée mardi dans Libération pour dénoncer "l'emprise de l'extrême droite" sur le cinéma français, via Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+.
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