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"Ça me fait très peur" : sur RTL, la romancière Virginie Grimaldi se dit effarée par la crise chez Grasset et l’influence de Vincent Bolloré

Interrogée sur la situation chez Grasset, la romancière Virginie Grimaldi alerte sur une concentration des pouvoirs et une dérive idéologique qu'elle juge "dangereuse". Ses propos interviennent alors que des centaines d'auteurs et de professionnels du livre dénoncent une atteinte à l'indépendance éditoriale.

Virginie Grimaldi et Vincent Bolloré.

Crédit : RTL / AFP

Jérémy Descours & Sophie Aurenche

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À l'occasion de la promotion de son nouveau livre, attendu début mai, la romancière Virginie Grimaldi - meilleure vendeuse en 2025 avec 1,3 million d'exemplaires écoulés - réagit vivement à la crise qui secoue l'édition française. Interrogée lundi 20 avril sur la situation chez Grasset et l'influence de Vincent Bolloré, elle se dit très inquiète.

"J'observe ça avec effarement, c'est-à-dire que la pluralité est remise en question pour des idéologies qui appartiennent à Vincent Bolloré… Ça me fait très peur", confie au micro de RTL celle qui avait quitté, avec fracas, une autre maison d'édition détenue par le milliardaire, Fayard.  

Et de poursuivre : "Cette idéologie concentre quand même beaucoup de pouvoirs… Ce que je trouve grave en fait. C'est une maison dans laquelle il y avait une pluralité. Et il me semble que le dessein visé, c'est d'empêcher cette pluralité et d'aller à droite toute, très très à droite. Donc ça me semble très dangereux, je ne suis pas très optimiste".

Bolloré évoque un "vacarme"

Une prise de position de la romancière qui intervient en pleine tempête. Après le départ d'Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis 26 ans, près de 170 écrivains ont annoncé refuser d'y publier de nouveaux ouvrages, dénonçant "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale". Dans la foulée, plus de 300 auteurs et professionnels du livre ont réclamé la création d'une "clause de conscience" pour le secteur.

Face à cette fronde inédite, Vincent Bolloré a répliqué, dimanche 19 avril, dénonçant le "vacarme" d'"une petite caste qui se croit au-dessus de tout". L'homme d'affaires assure que "Grasset continuera" et que les départs permettront l'émergence de "nouveaux auteurs". Il évoque aussi un différend éditorial avec Olivier Nora et des résultats économiques "décevants".

Le débat, désormais politique, pourrait déboucher sur une évolution du droit, alors que plusieurs responsables appellent à encadrer ces situations inédites dans l'édition.

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