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"La sulfateuse" Nicolas Sarkozy fait trembler la droite pour 2027 : "Il dit des horreurs sur tout le monde", sauf sur Jordan Bardella

À l’approche de la présidentielle de 2027, Nicolas Sarkozy reste une figure centrale et redoutée à droite. Entre fascination, fidélité et crainte de ses attaques, de nombreux responsables LR passent encore par son bureau de la rue de Miromesnil.

Nicolas Sarkozy à Paris le 12 juin 2026

Crédit : AFP

Nicolas Sarkozy continuera à jouer le rôle qu'il préfère : tirer les ficelles de la politique

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Julien Fautrat

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Lorsque Nicolas Sarkozy s'avancera à la barre afin d'écouter le délibéré le 30 novembre 2026, le président de la Cour dira si l'ancien président de la République a trahi, ou non, la confiance des Français. Mais peu importe la réponse, Nicolas Sarkozy continuera à jouer le rôle qu'il préfère : tirer les ficelles de la politique, ce petit bout de présidentielle qui se joue en coulisses, les petites vacheries, souvent adressées à son propre camp.

Le décor : son bureau, rue Miromesnil à Paris. Nicolas Sarkozy s'y rend presque tous les jours. Il reçoit beaucoup. Chez les politiques, on dit : "Aller à Miromesnil", un peu comme "aller à l'Elysée" ou "aller à Matignon". L'ancien chef de l'Etat commente la politique, y distribue les bons et les mauvais points. Souvent les mauvais points. Presque toujours les mauvais points. 

"Pendant une heure, il a passé la sulfateuse", résume un élu. "Vous savez très bien que quand vous n'êtes pas là, c'est vous qu'il sulfate", dit un autre. "Il a été d'une telle violence, Sarko", s'étonne encore un autre. "Il n'a que de la rancune et de la rancœur, il dit des horreurs sur tout le monde", "personne ne trouve grâce à ses yeux", commente-t-on. 

Une marque d'admiration pour Jordan Bardella

Une seule personnalité politique semble échapper à ses critiques : Jordan Bardella.  L'ancien président déclare dans son dernier livre : "Quand j’ai rencontré Bardella, il m’a un peu fait penser au RPR au temps de Jacques Chirac".  "C'est le seul sur lequel il n'a pas tapé", raconte élu sortant de Miromesnil, encore un peu sonné par la "sulfateuse Sarko". 

À écouter aussi

Tout le monde a lu cette phrase, comme une marque d'admiration pour le président du RN, reçu au moins deux fois à Miromesnil. Si bien que Nicolas Sarkozy commence à avoir un surnom chez les politique : Tati Daniel, du nom de cette vielle dame acariâtre qui torture sa femme de ménage.

À droite, on se désespère. "Sarko préfèrera nous tuer que faire la campagne de Retailleau", estime-t-on. Chez LR, on répète que Nicolas Sarkozy veut rester le seul et unique président de droite et fera son possible pour en empêcher un nouveau.

Pourquoi alors continuer à aller le voir ? Entre admiration et peur de son pouvoir de nuisance, les politiques continuent de consulter l'ancien président de la République. Plusieurs reconnaissent, désarmés, qu'ils lui doivent tous au moins un peu quelque chose.

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