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"Hollande considère que le PC n'est plus forcément un allié", dit Vanessa Schneider

REPLAY - François Hollande a provoqué la colère des communistes en disant dimanche 19 avril sur "Canal +" que Marine Le Pen parlait "comme un tract du parti communiste des années 70".

Vanessa Schneider
Vanessa Schneider
Crédit : Cécile de Sèez / RTL.fr
"Hollande considère que le PC n'est plus forcément un allié", dit Vanessa Schneider
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On comprend que les communistes n'apprécient pas. En quelques mots le président de la République les traite de ringards. Et explique que le Front National, qui est censé être leur ennemi juré s'est inspiré d'eux. Alors forcément, ça ne fait pas plaisir. De là à exiger du chef de l'État des excuses publiques, comme le fait le secrétaire général, Pierre Laurent, c'est poussé le bouchon un peu loin. C'est oublier que le parti communiste lui-même passe son temps à critiquer la politique du gouvernement et à traiter François Hollande de tous les noms désagréables. Dans les communiqués, sur les estrades ou dans le quotidien communiste L'Humanité, François Hollande s'en prend plein la figure

Des tracts oui, mais des années 80

François Hollande n'a pas tort sur le fond. Même si la référence aux années 70 est hasardeuse puisque c'était l'époque du programme commun et de l'alliance entre socialistes et communistes. En fait c'est plutôt dans les années 80, sous Georges Marchais, que l'on peut trouver des ressemblances entre le discours du Front National et celui des communistes de l'époque, qui rendait clairement responsable les travailleurs immigrés du chômage. 

Sur le plan économique, il existe également de nombreuses similitudes, depuis que le FN a décidé de s'attaquer aux dérives du capitalisme et de s'en prendre au patronat. C'est une réalité historique même s'il ne s'agit pas de dire que communistes égalent Front National. 

Le Président refuse de s'excuser

Ce n'est pas la première fois que François Hollande tient des propos déplaisants à l'égard du parti communiste. en février 2012, à deux mois de l'élection présidentielle, il avait déclaré à un quotidien britannique : "Il n'y a pas de communistes en France". Les communistes n'avaient pas apprécié et François Hollande avait du se rattraper quelques jours plus tard en jurant qu'il éprouvait du respect pour l'influence communiste et pour le Front de Gauche. Il voulait alors récupérer des voix communistes pour battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. 

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Cette petite phrase du Président n'est pas neutre. Il semble considérer que le parti communiste n'est plus forcément un allié privilégié pouvoir le parti social-démocrate qu'est devenu le PS. Si c'est vraiment ce qu'il pense, il devra en tirer toutes les conséquences, notamment en matière d'alliance pour les élections à venir.

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