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"Je n'ai pas eu peur" : "l'homme à la salade" n'a pas bougé pendant l'attaque visant le président Donald Trump et il explique pourquoi

Au dîner des correspondants de la Maison Blanche, un homme est resté imperturbable en pleine panique, continuant de manger sa salade pendant une tentative de fusillade visant Donald Trump. Repérée à la télévision, la scène a rapidement enflammé les réseaux sociaux.

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Crédit : Capture d'écran X

Jérémy Descours & AFP

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Le contraste est saisissant. D'un côté la panique, les cris, les agents qui se jettent au sol. De l'autre, un homme imperturbable, assis bien droit, savourant tranquillement une salade de burrata. 

Samedi 25 avril, dans la salle de bal de l'hôtel Hilton de Washington, le dîner des correspondants de la Maison Blanche a viré au chaos lorsqu'une tentative de fusillade, visant le président Trump, a éclaté à l'extérieur. Alors que les invités se mettaient à couvert, un homme est resté parfaitement calme, refusant de céder à la panique.

Cet homme, c'est Michael Glantz, agent influent de la Creative Artists Agency. Rapidement repéré sur CNN par des internautes, l'attitude de cet homme est devenue virale en quelques heures, notamment sur les réseaux sociaux où il est dorénavant surnommé "l'homme à la salade". 

Dans une courte interview accordée au New York Times, Michael Glantz assume totalement son attitude, presque désinvolte face au danger. "Je suis New-Yorkais. On vit avec les sirènes et l'agitation constante. Je n'ai pas eu peur. Il y a des centaines d'agents des services secrets qui se jettent par-dessus les tables et les chaises, et je voulais regarder", lâche-t-il. 

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Alors que les images montrent des invités terrifiés se réfugiant sous les tables, lui continue de manger, imperturbable, comme si la scène relevait du spectacle. Une posture qui fascine autant qu'elle interroge.

Donc à la question que tout le monde lui pose - pourquoi ne pas s'être mis à l'abri ? - sa réponse est aussi pragmatique qu'insolite : "D'abord, j'ai mal au dos. Je ne pouvais pas me mettre à genoux, et si j'y étais arrivé, il aurait fallu faire appel à des gens pour me relever. Ensuite, je suis un maniaque de l'hygiène. Il était hors de question que je mette mon smoking neuf sur le sol crasseux de l'hôtel Hilton. C'était tout simplement impensable". 

"Je n'étais pas inquiet. Je connais la vie"

Pendant ce temps, à l'extérieur de la salle de bal, la menace était pourtant bien réelle. Le tireur présumé, Cole Tomas Allen, a en effet tenté de faire irruption dans l'établissement pour assassiner le président américain Donald Trump et de hauts responsables de son administration, d'après les informations transmises par la Maison Blanche, ce dimanche 26 avril.

Lors de scènes de chaos, samedi soir, des agents du Secret Service, chargés de la sécurité des hautes personnalités, ont évacué Donald Trump, ainsi que son épouse Melania Trump et le vice-président JD Vance, après les tirs de l'assaillant qui a été appréhendé avant de pouvoir entrer dans la salle


Le suspect, originaire de Torrance, près de Los Angeles, en Californie, doit être présenté dans la journée à un juge fédéral à Washington. Il devrait être inculpé de deux chefs d'accusation: le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent, le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.

Interrogé dimanche dans l'émission 60 Minutes sur CBS, le président américain s'est voulu fataliste : "Je n'étais pas inquiet. Je connais la vie. Nous vivons dans un monde fou". Un monde fou où certains plongent sous les tables, pendant que d'autres terminent leur salade.

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