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Le député socialiste et apparenté Philippe Brun s'adresse à la presse, à son arrivée au congrès d'été du Parti socialiste (PS) à Blois, le 28 août 2026.
Crédit : Alain JOCARD / AFP
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Philippe Brun a été suspendu mercredi 16 septembre du Parti socialiste (PS) et exclu de la primaire social-démocrate en raison d'accusations de violence. Selon les informations de RTL, une ancienne collaboratrice du député de l'Eure a saisi début juillet deux commissions du parti, la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations (HADIV), et la Commission nationale des conflits, sur ces faits. L'HADIV étant une commission indépendante du Parti socialiste, personne au sein de l'appareil politique n'avait connaissance de la nature des faits dénoncés
Selon nos informations, cette ancienne collaboratrice a fait connaître, mardi 15 septembre, à un membre de la direction du PS, des faits portant sur trois registres : celui de harcèlement, de l'emploi familial et des violences physiques. L'emploi familial concerne le fait qu'un député ne peut employer une personne issue de sa famille ou un conjoint.
Selon deux sources au sein de la direction du parti, elle a déposé plainte au pénal. "À ce moment-là, on rentre dans une dimension qui dépasse le politique", souffle un cadre politique à RTL.
Fort de ces accusations formulées contre le député, le Bureau national du PS a voté sa suspension à titre conservatoire du parti, invoquant la "défense des droits des femmes". Il est également exclu, à titre conservatoire, du groupe à l'Assemblée. "On essaye d'être le plus juste possible en cohérence avec nos engagements en pleine discussion sur la loi intégrale", confie une source proche de la direction du PS à RTL.
Lors de cette réunion, le député a formellement contesté ces accusations et dit avoir appris sa suspension avec "stupeur". Selon nos informations, il a été le seul à s'opposer à sa suspension. Philippe Brun a également été écarté de la primaire social-démocrate, pour laquelle les candidatures devaient être déposées jusqu'à mardi soir minuit.
Dans un communiqué transmis à RTL, Philippe Brun affirme ne pas connaître "les faits" qui lui sont reprochés. Il assure ne pas avoir été entendu par les commissions du parti et déplore qu'"un parlementaire ayant réuni tous ses parrainages" soit empêché d'être candidat "sur la foi d'un signalement envoyé hier à 23h50". Il précise également qu'il s'agit, selon lui, d'une ancienne collaboratrice "licenciée pour faute grave".
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