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Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"

Invité de RTL ce mercredi 9 septembre, François Ruffin a regretté que la primaire socialiste ne soit pas davantage ouverte pour en faire une réelle primaire de la gauche.

François Ruffin, invité de RTL mercredi 9 septembre, se dit "toujours prêt à y aller" à propos d'une grande primaire de la gauche.

Crédit : RTL

Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"

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Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"

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Alexis Lalemant & Céline Landreau

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François Ruffin compte toujours affronter les ténors socialistes. Invité de RTL ce mercredi 9 septembre, le candidat du mouvement Debout! se dit "toujours prêt à y aller" à propos d'une grande primaire de la gauche qui permettrait de l'intégrer lui, ou encore Marine Tondelier, au processus électoral.  

Le député de la Somme est ainsi revenu sur la question d'une grande primaire qui continue de créer la discorde entre les grandes figures de gauche. La veille mardi, Olivier Faure s'était dit favorable à l'idée d'ouvrir le scrutin mené par le PS et Place Publique. Mais Raphaël Glucksmann, de son côté, a refusé cette éventualité estimant mardi sur RTL  que "les militants socialistes ont tranché" et qu'on "ne change pas les règles en cours de jeu".

"Ce pourquoi je vais me mobiliser, c'est que cette primaire solde tous les comptes, qu'on définisse enfin une ligne cohérente et claire, qu'on refonde une gauche capable de gouverner ce pays", avait ajouté le leader du mouvement Place Publique. 

Aux yeux de François Ruffin, la position de Raphaël Glucksmann démontre que ce dernier a "peur des électeurs". 

"Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur (...) donc, ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. (...) Ça me fait marrer. Je suis prêt, à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leur arbitre, et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour, ils la blindent, ils mettent des mines derrière pour pas qu'on puisse rentrer", déplore le journaliste candidat. 

"Je regrette que Raphaël Glucksmann ait peur, mais il n'a pas peur de moi, en fait. Il a peur des électeurs. Pourquoi ils font un suffrage censitaire ? pourquoi ils mettent une barrière de 15 euros de droits de péage à l'entrée ? Pour avoir le moins de votants possible, comme s'il y avait un risque que Raphaël Glucksmann soit trop populaire !", ajoute le chef du mouvement Debout! au micro de RTL. 

L'union Ruffin-Villepin encore "loin"

 L'ouverture de la primaire de la gauche à un plus large panel de candidats "ferait du bien à la démocratie, ferait du bien au pays", selon François Ruffin, qui milite pour la tenue d'un grand débat "avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français, comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays, comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets". 

Comme plusieurs de ses comparses de gauche, il estime que "si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, il n'y a pas d'espoir de victoire." 

François Ruffin est par ailleurs revenu sur l'idylle naissante avec Dominique de Villepin, avec lequel un rapprochement est né lors d'un débat organisé par Libération le 2 septembre dernier. 

"Ça fait du bien, il y a là deux hommes libres. Oui, l'un qui vient de la droite, l'autre qui est de gauche, mais qui débattent avec respect, avec honnêteté, qui se demandent qu'est-ce qu'on peut faire pour relever les défis du pays, le défi productif. Pas de grand pays sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie, le défi démographique, parce qu'il y a de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper...", égrène ainsi le député. 

Toutefois selon lui, "on est loin" encore d'un possible ticket entre les deux hommes en vue de l'élection présidentielle. "Je disais, c'est un premier rendez-vous Tinder. Bon, c'est pas à ce moment-là qu'on présente le PACS. Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon et sur la nécessité qu'il y a de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité, un train qui amène Marine Le Pen à l'Elysée", a-t-il relativisé. 

Il faudra donc encore attendre pour voir une alliance surprise entre François Ruffin et Dominique de Villepin. Ce dernier devra d'ores et déjà se déclarer officiellement dans la course à l'Elysée. 

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