- 50m26s
2 min de lecture
François Hollande face à Fogiel, le 15 septembre 2026.
Crédit : RTL
Je m'abonne à la newsletter « Politique »
Mettre RTL en favori sur Google
Le torchon brûle entre l'ancien et l'actuel premier secrétaire du Parti socialiste. Sur RTL, ce mardi 15 septembre, François Hollande a vivement répondu à Olivier Faure, qui l'accusait d'être "un homme de droite" et de défendre désormais "un programme de François Fillon". "Je vais lui donner à lui comme à d'autres une leçon", a répliqué l'ancien président face à Marc-Olivier Fogiel.
Pour l'ancien locataire de l'Élysée, la clé d'une victoire à la présidentielle ne réside pas seulement dans le rassemblement de la gauche. "Pour gagner une élection présidentielle, il faut non seulement unir son camp, pour la gauche c'est quand même pas si facile, mais il faut surtout unir les Français", affirme-t-il. Une manière, pour l'ancien chef de l'État, de défendre une stratégie d'élargissement bien au-delà de son seul camp. "On veut tout le monde pour faire une majorité et pour redresser la France", insiste-t-il.
Derrière cette réponse à Olivier Faure, François Hollande déroule aussi sa propre méthode. À ses yeux, une campagne présidentielle ne peut pas se limiter à des figures ou à des affrontements de personnes. Les Français ont d'abord, selon lui, "besoin d'y voir clair sur la situation internationale", "sur les enjeux principaux pour notre pays" et "sur les propositions qu'il est nécessaire de faire".
Pas candidat déclaré, mais pas retiré non plus, François Hollande entretient toujours une position intermédiaire. Sur RTL, il explique qu'il pourrait s'effacer si une autre candidature de gauche portait les idées qu'il défend, tout en assurant n'avoir "aucune obsession à l'égard du pouvoir".
Face aux allures de campagne que lui valent ses déplacements, son débat avec Édouard Philippe fin août, son QG parisien ou encore la sortie de son livre Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche (Robert Laffont), l'ancien président revendique une autre logique. "Je suis pour l'instant candidat sur un projet", affirme-t-il, après avoir annoncé qu'il ne serait pas candidat à la primaire socialiste d'octobre prochain.
Relancé sur ce qui pourrait justement le conduire à renoncer, notamment si une autre figure s'imposait à gauche comme Raphaël Glucksmann, François Hollande fixe sa condition. "J'ai déjà été président, rappelle-t-il. Je ne suis pas dans l'idée de construire une vie politique aujourd'hui dans les 10 ou 20 prochaines années (...) Si une candidature émergeait, si elle portait les idées qui sont aujourd'hui celles que j'avance, mais pourquoi serais-je donc candidat ?"
À la question de savoir s'il se voit comme un simple recours si personne ne porte sa ligne ou si la gauche s'effondre, l'ancien président élargit encore le propos. "La situation est suffisamment grave" pour que les Français se posent, selon lui, "cette seule question" : "Qui pour présider la France et unir les Français". Avant de conclure : "C'est ça ma démarche, unir sur des propositions".
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte