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FN : des faits de harcèlement auraient été passés sous silence, selon "Le Monde"

Le quotidien "Le Monde" a mené une enquête sur des faits de harcèlement qui se seraient déroulés au sein du parti frontiste.

La Présidente du Front National Marine Le Pen devant le drapeau européen après un discours le 1er mai 2014.
La Présidente du Front National Marine Le Pen devant le drapeau européen après un discours le 1er mai 2014.
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin

Plusieurs semaines après les révélations concernant le producteur américain Harvey Weinstein, accusé de viol, agressions et harcèlement sexuels par plusieurs femmes, la parole continue de se libérer. Le 1er novembre, c'est le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon, qui démissionnait de son poste, reconnaissant avoir eu un comportement déplacé par le passé.

Ce samedi 4 novembre, Le Monde publie une enquête à propos de faits de harcèlement au Front national (FN). Plusieurs femmes assurent avoir été victimes de comportements anormaux au sein du parti frontiste. Des faits signalés à la direction et à sa présidente, Marine Le Pen, qui n'aurait pas réagi à ces révélations, selon les victimes. Le quotidien donne notamment la parole à une jeune femme, qui préfère conserver l'anonymat. Ancienne collaboratrice du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France, elle a reçu une cartouche de 9 mm alors qu'elle travaillait encore pour le parti. Un objet retrouvé par un agent d'entretien dans une poubelle à son départ, qui a averti l'administration de la région. 

D'après l'intéressée, l'objet aurait été déposé devant ses yeux par Axel Loustau. Ce dernier, conseiller régional d'Île-de-France et ami de longue date de Marine Le Pen, dément ces allégations. Les deux protagonistes auraient été proches dans le passé. D'après cette ancienne collaboratrice du FN, le dépôt de cette cartouche constitue le dernier volet d'une affaire qui s’égrenait depuis de longs mois. Au Monde, celle qui a quitté son poste en juillet 2016 affirme avoir été la destinataire de SMS, mails et appels d'Axel Loustau, qui aurait également menacé sa famille. 

Marine Le Pen songe à porter plainte

Auprès du journal, le fondateur du GUD, groupuscule d'extrême droite, dément également ces accusations. "Je poursuivrai en diffamation ceux qui vous ont rapporté ça, et vous-même si vous le publiez", a déclaré Axel Loustau, interrogé par le quotidien. 

À écouter aussi

Deux mois avant de quitter son poste à la région Île-de-France, la collaboratrice en question a déposé une main courante dans un commissariat parisien. Elle affirme avoir averti Wallerand de Saint-Just, son supérieur hiérarchique, et le directeur de cabinet de Marine Le Pen des faits de harcèlement moral dont elle se dit victime. Interrogée par Le Monde, Marine Le Pen estime qu'il s'agit d'une "affaire qui relève de la vie privée de ces personnes".

Lors d'une conférence de presse ce samedi 4 novembre, retransmise par LCI, Marine Le Pen a été interrogée sur cette enquête. "Je suis présidente d'un mouvement politique, (...) Je ne suis pas là pour régler les problèmes des gens qui s'engueulent au sein du Front national. (...) Je me suis toujours assurée que ceux qui se disaient victimes aient la capacité de déposer une plainte devant la justice, car je crois que ce n'est pas à la direction du Front national de régler ce type de problèmes", a réagi Marine Le Pen, déclarant réfléchir à "déposer plainte contre Le Monde".

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