2 min de lecture François Rebsamen

François Rebsamen : les petits problèmes de communication du ministre du Travail

Candidat à la mairie de Dijon, François Rebsamen n'envisage pas de quitter son ministère. L'Élysée et Matignon l'ont recadré dans la foulée, rappelant le principe de non-cumul en vigueur.

François Rebsamen à l'Élysée le 23 avril 2014
François Rebsamen à l'Élysée le 23 avril 2014 Crédit : AFP/ALAIN JOCARD
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Proche du président la République, François Rebsamen n'est pas pour autant à l'abri des polémiques. Depuis sa prise de fonction au ministère du Travail, quelques unes de ses sorties causant de nombreuses vagues. La dernière en date ? L'annonce de sa candidature à la mairie de Dijon. Après le décès d'Alain Millot, lundi 27 juillet, le ministre songe retourner dans son fief de Bourgogne mais sans quitter l'exécutif.

Une annonce qui a provoqué une certaine cacophonie. Si le cabinet du ministre assure que François Rebsamen "remettra sa démission entre les mains du Président et du Premier ministre quand ses engagements seront terminés", l'Élysée ne l'entend pas comme tel en cas d'élection. Et ce afin de respecter le principe de non-cumul d'une fonction ministérielle et d'un mandat exécutif. Les circonstances exceptionnelles de la mort d'Alain Millot ou la jurisprudence Cuvillier, qui avait cumulé un poste de secrétaire d'État aux Transports et celui de maire de Boulogne-sur-Mer au lendemain des municipales 2014, ne devraient rien y changer.  "Il y a un principe : il n'est pas possible de cumuler une fonction ministérielle et un mandat exécutif local", explique-t-on dans l'entourage du chef de l'État.

Un renforcement des contrôles des chômeurs

La rentrée 2014 est mouvementée pour François Rebsamen et son gouvernement. Dans une interview sur iTélé, le ministre du Travail se positionne à droite le 2 septembre : "Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi (...) Il n'est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail, d'avoir des gens qui ne cherchent pas d'emploi".

S'il nuance ses propos en précisant que les chômeurs qui ne cherchent pas d'emploi ne constituent "pas la majorité", cette déclaration provoque de nombreux remous notamment chez les syndicats et l'ensemble de la gauche. Le Parti radical, les communistes et les Verts montent au créneau pour dénoncer cette mesure largement contestée par le Parti socialiste lorsque Nicolas Sarkozy était au gouvernement.

Une vision extrêmement libérale

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Un mois plus tard, le 3 octobre 2014, le magazine bourguignon Le Miroir publie une interview dans laquelle François Rebsamen évoque une économie libérale, taclant au passage son prédécesseur Michel Sapin. Si son cabinet a rapidement fait dépublier cette interview où il évoque "une vision libérale de l'économie", Internet s'est emparé de l'affaire. Selon lui, les Français "ont conscience qu'il faut adapter notre système social en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, ou en autorisant le travail le dimanche".

L'annonce d'un possible allongement des durées de cotisation retrait provoque elle aussi un véritable tollé. "S'il faut, progressivement, allonger la durée de cotisation, et bien nous le ferons puisqu'il est normal que quand l'espérance de vie s'allonge, on allonge proportionnellement les durées de cotisation". Une déclaration balayée par Marisol Touraine et Matignon. "Il n'est pas question de mettre en chantier, de mettre en route, d'engager une nouvelle réforme des retraites, ou une évolution de la durée de cotisation", explique l'entourage de Manuel Valls.

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