2 min de lecture François Hollande

François Hollande regrette d'avoir supprimé la hausse de la TVA voulue par Nicolas Sarkozy

Dans un livre d'une journaliste, à paraître mercredi 2 septembre, le président admet être allé "trop loin" en supprimant la mesure décidée par Nicolas Sarkozy.

François Hollande le 7 juillet.
François Hollande le 7 juillet. Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
et AFP

Si c'était à refaire, "je ne serais pas allé aussi loin, j'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé". C'est l'une des confessions de François Hollande dans un livre intitulé Le stage est fini, à paraître mercredi 2 septembre aux éditions Albin Michel.

Le chef de l'État, qui s'est confié à la journaliste François Fressoz (Le Monde), auteure de l'ouvrage dont les bonnes feuilles sont publiées par l'AFP et L'Express, admet ainsi qu'il n'aurait pas dû revenir, dans les premiers mois de son quinquennat, sur la hausse de 1,6 point de TVA voulue par l'ancien président. La mesure, annoncée en janvier 2012, devait donc faire passer la taxe sur la valeur ajoutée à 21,2%. 

J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l'intérêt général

François Hollande
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"On paie souvent la première loi de finances rectificative", relève François Hollande. "Pour Sarkozy, c'était loi travail, emploi, pouvoir d'achat (loi TEPA et son "bouclier fiscal", ndlr) interprétée comme un cadeau fiscal" et qu'il a "payée tout son quinquennat", analyse-t-il encore avant d'admettre : "Nous, on a payé les 11 milliards d'impôts nouveaux levés à notre arrivée".

François Hollande admet également ne pas avoir soigné sa gauche, qu'il ne manque pas de critiquer d'ailleurs : "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l'intérêt général. (...) J'ai fait le pari que la gauche était devenue mature, que, minoritaire dans le pays, elle serait capable de comprendre qu'elle devrait faire bloc pour gouverner; mon constat, c'est qu'une partie de la gauche ne l'admet pas".

J'ai accepté le traité européen pour situer la France au cœur de l'Europe et non en marge

François Hollande
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Le président de la République défend tout de même certains points de son action, notamment son "choix le plus lourd", à savoir "l'acceptation du traité européen" qu'il assurait vouloir renégocier pendant la campagne de 2012. "J'ai accepté le traité pour situer la France au cœur de l'Europe et non en marge". S'il était allé à "l'affrontement avec Markel", il estime qu'il n'aurait "obtenu aucun gain sur le plan budgétaire" et qu'il aurait "créé une déstabilisation dans la zone euro" et "suscité une marginalisation de la France".

François Hollande met aussi à son crédit l'absence de mouvement social majeur, tout en constatant que "le mécontentement est passé par les urnes" lors des municipales, des européennes et des départementales. Il se réjouit par ailleurs d'avoir fait "beaucoup plus de réformes de structures" que ses prédécesseurs. D'ailleurs, à propos de Nicolas Sarkozy, il lance cette pique : "il mobilise très bien son camp mais il est le candidat le moins rassembleur du pays".

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