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Marine Le Pen "remet de l'islam là où il n'y a pas lieu d'en mettre", selon Alba Ventura

ÉDITO - Selon la journaliste, la fermeture des comptes bancaires du Front national sert politiquement la présidente du parti. Et quand elle parle de "fatwa bancaire", la patronne du FN y va fort.

Marine Le Pen à Carpentras le 8 octobre 2017
Marine Le Pen à Carpentras le 8 octobre 2017
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Marine Le Pen "remet de l'islam là où il n'y a pas lieu d'en mettre", selon Alba Ventura
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Comptes clôturés du FN : "Marine Le Pen fait feu de tout bois", décrypte Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Marine Le Pen et le Front national, s'estimant visés par une "fatwa bancaire", vont porter plainte pour "discrimination" contre la Société générale et HSBC qui ont clôturé leurs comptes. Quand elle parle de "fatwa bancaire", la patronne du FN y va fort. 

Surtout qu'elle remet de l'islam là où il n'y a pas lieu d'en mettre. Elle y va fort, et d'une certaine manière cette affaire de clôture de comptes ça la sert, ça la victimise. D'abord parce qu'on peut penser ce que l'on veut de Marine Le Pen et de son parti, être farouchement en désaccord avec eux, mais elle et son parti ont le droit d'avoir un compte. Jusqu'à preuve du contraire, le Front national n'est pas interdit en France. Sa représentante a même terminé finaliste de la présidentielle.

Pour l'instant, on ignore s'il y a des motifs sérieux qui ont motivé ces deux banques. Marine le Pen, elle, prétend que c'est une décision "politique", ce qui reste à prouver. Il n'empêche que si le but c'est de lui causer du tort, ça réactive aussi toutes ces histoires de complot, de puissances de l'argent, dont le FN a toujours fait ses choux gras. Elle y va fort, mais elle sait que ça lui permet de se remettre en selle.

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Cela fait des semaines et des semaines qu'elle est en convalescence. On l'avait vu le mois dernier faire son retour à la télé très "mezzo voce", accusant le coup après le départ de Florian Philippot. Elle veut montrer qu'elle reprend du poil de la bête. Son conflit avec les banques lui en donne l'occasion, de même que sa stratégie pour contrer Laurent Wauquiez.

Marine Le Pen y va fort, mais elle sait que ça lui permet de se remettre en selle

Alba Ventura
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Contrairement à ce que l'on croit, elle ne lui a pas du tout proposé d'alliance. En réalité c'était pour le piéger, pour le prendre à son propre jeu, pour souligner la trajectoire très droitière du futur président des Républicains. C'était pour le pousser dans ses retranchements, pour mettre en reliefs les ambiguïtés de celui qui défend les mêmes thèmes qu'elle. C'était pour dire à tous les électeurs perdus du FN, à ses 11 millions d'électeurs déçus : "Attention, Wauquiez il a la couleur du FN, il a l'odeur du FN, mais ce n'est pas le FN, ne vous laissez pas abusez".

L'alliance des droites, Marine Le Pen n'y est pas encore totalement favorable. C'était le credo de Marion Maréchal-Le Pen et de Florian Philippot. Mais elle, elle n'est pas dans cette optique-là. Pas encore. Marine Le Pen reste le chef. Quand bien même elle propose à ses adhérents un grand questionnaire sur l'avenir du FN - c'est-à-dire un exercice très participatif, très horizontal -, elle entend bien rester maître de la situation. Même si elle est contestée, même si elle n'est plus dans la toute-puissance. C'est pour cela qu'elle fait feu de tout bois.

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