2 min de lecture Pollution

La taxe carbone n'est "pas le meilleur outil", selon un député LaREM

INVITÉS RTL - Faut-il réinstaurer une taxation contraignante pour atteindre l'objectif de neutralité carbone ? Hervé Berville, porte-parole du groupe LaREM à l'Assemblée, et Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace France, tentent d'y répondre.

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Environnement : la taxe carbone n'est "pas le meilleur outil", selon Hervé Berville Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Leia Hoarau

Alors que des scientifiques français envisagent un scénario catastrophe d'une hausse de 7 degrés de la température sur Terre d'ici 2100, la France se fait rappeler à l'ordre par la Cour des Comptes en matière de fiscalité environnementale. Nos émissions nationales de gaz à effet de serre ont baissé de 4% entre 2017 et 2018, après 3 ans de hausse. Mais on ne réduit pas assez, ni assez vite nos émissions, qui restent près de 5% plus élevées que les objectifs. 

Pour rappel, la France a pour objectif une neutralité carbone en 2050. Alors faut-il réinstaurer une taxation carbone contraignante comme la France s'y est engagée ?

Ce qui est sûr, explique Hervé Berville, député des Côtes-d'Armor et porte-parole du groupe LaREM à l'Assemblée nationale, c'est qu'"au niveau du gouvernement, dans ce budget-là, il n'y a pas de hausse de la taxe carbone puisqu'on a considéré que ce n'était pas forcément le meilleur outil, que ça avait été mal compris et que ça a pu être vécu, par un certain nombre de nos concitoyens, comme une mesure qui n'allait pas dans la meilleure manière de faire de la fiscalité écologique".

Mais ce n'est qu'une question de temps, précise Hervé Berville. "On veut une fiscalité écologique, c'est une évidence, on en a besoin pour s'attaquer à ce défi climatique et environnemental, mais il faut le faire de façon progressive". Une problématique qui ne se résoudra ni en 2019, ni en 2020. Des "conventions citoyennes" seront mises en oeuvre pour tenter de répondre à plusieurs questions : "Quel est le bon niveau de taxe ? Comment on le fait ? Comment peuvent-elles être justes, efficaces et répondre au problème ?".

En France, "11 milliards de subventions" financent "la pollution"

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Pour Clément Sénéchal, porte-parole Climat de Greenpeace France, cette recommandation de la Cour des Comptes était nécessaire. Elle a permis de "priver le gouvernement et l'État du principal levier qu'il avait à sa disposition, c'est-à- dire la taxe carbone" qui, selon lui, "était très mal pensée car il s'agissait de faire payer le prix de la crise climatique aux plus pauvres".

Clément Sénéchal invite à trouver "un autre système, une fiscalité différente" : "Il faut augmenter drastiquement le prix du carbone" tout en faisant en sorte que "tout le monde paye à justes proportions, de manière différenciée et progressive". Le porte-parole rappelle également qu'il y a, en France, "11 milliards de subventions aux énergies fossiles" qui servent "à financer la pollution et les gaz à effet de serre".

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