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"Emmanuel Macron ne changera pas", estime Gérard Collomb

L'ancien ministre a indiqué en esquissant un sourire : "S'il peut plus déléguer, tant mieux, mais il va falloir qu'il lutte contre sa propre nature".

Gérard Collomb, maire de Lyon, le 5 novembre 2018
Gérard Collomb, maire de Lyon, le 5 novembre 2018 Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Dire "ce qui va et ce qui ne va pas". Voici le conseil avisé de Gérard Collomb envoyé aux Français pour communiquer avec Emmanuel Macron. L'ancien ministre de l'Intérieur estime qu'il "est de l'intérêt du président de la République qu'on lui dise un certain nombre de choses. Qu'on lui dise ce qui va, ce qui ne va pas, quelles sont les bonnes mesures et celles qu'on pourrait prendre demain". 

Invité sur BFMTV le 29 mai, le maire de Lyon a cependant dépeint un portrait assez dur du président de la République. Interrogé sur le fait de savoir si Emmanuel Macron pourrait changer, et notamment déléguer, Gérard Collomb a répondu : "Je ne crois pas (...) Il ne changera pas. S'il peut plus déléguer, tant mieux, mais il va falloir qu'il lutte contre sa propre nature". 

Rappelant qu'il avait été l'un de ceux qui s'était "le plus engagé" auprès d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, il a affirmé "je ne renie rien mais il faut indiquer une voie pour l'avenir et c'est celle que je veux aider à prendre".  

Inquiet d'une "dynamique" favorable aux écologistes

Le maire de Lyon s'est inquiété d'une "dynamique" observée aux élections européennes du côté des écologistes et non de LaREM, en particulier auprès de la jeunesse. Ces élections ont montré que "la dynamique aujourd'hui n'était plus dans la liste Renaissance mais chez les écologistes", a-t-il constaté sur BFMTV. 

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"Ces jeunes qu'Emmanuel Macron avait captés lors de la présidentielle, parce que c'est lui qui incarnait le mouvement, aujourd'hui sont chez les écologistes. C'est un peu inquiétant qu'il n'y ait plus ces forces vives de la jeunesse qui a envie de faire bouger la société" chez LaREM, a ajouté Gérard Collomb. 

Selon une étude Ipsos publié cette semaine, EELV, qui a réalisé une percée aux européennes avec 13,47% des voix, a recueilli 25 % des voix chez les 18-24 ans, devant le RN (15 %) et LaREM (12 %). Faisant aussi le constat que la liste de la majorité a attiré un grand nombre d'électeurs traditionnels de la droite, Gérard Collomb a estimé qu"'il faut qu'on garde un équilibre, qu'on soit le parti du mouvement, du progressisme". 

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