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Emmanuel Macron : "Coucou", "Brutus", "le Taré du troisième étage"... Les petites histoires autour des surnoms du ministre de l'Économie

Michel Sapin, Laurent Fabius et les autres membres du gouvernement ont tous leurs petits surnoms afin de désigner leur collègue à Bercy.

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le 7 mars 2016 à Matignon
Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le 7 mars 2016 à Matignon Crédit : SIPA
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Il ne fait pas l'unanimité mais il fait parler de lui. Emmanuel Macron semble être au centre des conversations au sein du gouvernement. Sa relation tendue avec Manuel Valls ne fait désormais plus de doute. Dans un énième avertissement, Manuel Valls a lâché au ministre de l'Économie "tu finiras comme Montebourg, si tu continues comme ça", selon Le Canard Enchaîné. Cette phrase ne fait pas de doute : le Premier ministre pourrait bien finir par l'évincer du gouvernement.

Le temps n'est pas non plus au beau fixe avec Michel Sapin. Connu pour ne pas être un grand fan du ministre de l'Économie, le proche de François Hollande avait recadré son collègue de Bercy en octobre dernier, en expliquant que "quand on est journaliste, quand on est un intellectuel, quand on est un citoyen, on est totalement libre de sa parole. Pas quand on est ministre, parce qu'alors on n'est pas tout seul, on est avec les autres, on agit ensemble. Je crois qu'il l'a parfaitement compris". 

Le Taré du troisième étage

Michel Sapin à propos d'Emmanuel Macron
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Depuis, les deux ministres ne semblent pas s'entendre davantage. À tel point qu'"il y a quelques mois, après s'être cassé le bras, Sapin l'accusait - pour rire – de l'avoir 'poussé dans les escaliers de Bercy'. Désormais, il l'affuble d'un surnom, fort peu sympathique : le Taré du troisième étage", raconte Le Parisien.

D'abord "Mozart de la finance"

Et ce n'est pas son seul surnom. À son arrivée au gouvernement, le grand public a découvert celui que l'on appelle le "Mozart de la finance". C'est le surnom qui lui a été attribué à son arrivée au sein du gouvernement de Manuel Valls. Pourquoi ? À 31 ans, il devient banquier d'affaires chez Rothschild. Deux ans plus tard, en 2010, il devient associé au sein de la banque. "À en croire ceux qui ont travaillé avec lui, cette ascension fulgurante était amplement justifiée par ses qualités. François Henrot ne tarit plus d’éloges sur son ancienne recrue : 'Avec ce mélange, rarissime, surtout à un si jeune âge, de rapidité intellectuelle, de puissance de travail, de sûreté dans le jugement et de charme, il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe'", rapportait Rue89.

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En janvier dernier, Emmanuel Macron a fait une entrée remarquée qu'il devait à son nouveau look : une barbe de trois jours. Selon L'Express, ce détail n'a pas échappé à Laurent Fabius, à l'époque ministre des Affaires étrangères qui le surnomme "le petit marquis poudré".

Il devient "Coucou" et "Brutus"

Emmanuel Macron est aussi appelé le "coucou"Selon nos informations, plusieurs ministres estiment qu'il aurait "la fâcheuse manie de marcher sur leurs plates-bandes et de tenter de s'approprier les sujets de certains autres ministres". Et pourquoi le coucou ? Parce que c'est "celui qui pond dans le nid des autres", explique Alba Ventura. 

Autre surnom : Brutus. Le nom a été lâché par Jean-Christophe Cambadélis, lors d'une interview au Journal du Dimanche. Interrogé sur l'indulgence de François Hollande envers Emmanuel Macron, le premier secrétaire du Parti socialiste a expliqué que le ministre "s'imaginait en Sully, il ne faudrait pas qu'il finisse en Brutus, comme certains l'y poussent". À Matignon, mais aussi rue de Solférino, le surnom est resté. Cela fait référence à Marcus Junius Brutus, le sénateur romain, fils de la maîtresse de Jules César, qui lui porta le coup fatidique.


Ce qualificatif a d'ailleurs soulevé la question des intentions du ministre. "De là à l'imaginer trahir son père en politique ? Tout le monde ne peut pas être Brutus. D’abord, François Hollande n’est pas César, on peut en convenir. Mais la trahison assassine est de toutes les époques et il faut y regarder de plus près pour voir si la créature du président de la République lui a échappé au point de lui porter un coup qui pourrait lui être fatal", expliquait à l'antenne de RTL, Nicolas Domenach

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