2 min de lecture Grand débat

Emmanuel Macron confirme la suppression de l'ENA

Le chef de l'État a affirmé sa volonté de mettre en place une vaste réforme de la fonction publique, comme cela avait été évoqué dans la presse, en supprimant notamment l'ENA.

Emmanuel Macron devant la presse à l'Élysée le 25 avril 2019
Emmanuel Macron devant la presse à l'Élysée le 25 avril 2019 Crédit : AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
Journaliste

Emmanuel Macron propose une vaste réforme de la fonction publique. Le président de la République est revenu ce jeudi 25 avril lors d'une conférence de presse organisée pour tirer les conclusions du grand débat sur la formation des hauts fonctionnaires de l'État, largement critiquée par les "gilets jaunes". Ces derniers avaient notamment réclamé la tête de l'ENA, l'École nationale de l'administration. 

Emmanuel Macron a confirmé jeudi son intention de "supprimer, entre autres, l'ENA", l'École nationale d'administration, en déclinant devant la presse ses mesures pour répondre au grand débat et à la crise des "gilets jaunes". 

"(Non) pas pour se donner le plaisir de supprimer" l'École nationale d'administration, mais "pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux", a justifié le président de la République. "Sur ce sujet, je ne crois pas du tout au rafistolage: si vous gardez les mêmes structures, les habitudes sont trop fortes, les habitudes sont là", a-t-il dit. 

"Notre haute fonction publique pourrait être tenue à l'écart d'une modernisation indispensable. Nous lui devons beaucoup, elle a bâti ce que nous sommes, elle a pris beaucoup de responsabilité. Et je suis profondément attaché au modèle méritocratique, à un élitisme républicain qui fait qu'on attire dans l'État les meilleurs pour pouvoir régler les problèmes les plus complexes. Néanmoins, des changements sont à faire", a-t-il souligné.

Repenser la formation pour plus de diversité

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Emmanuel Macron pense d'abord au recrutement, qui manque de diversité sociale selon lui. "Est-ce que notre haute fonction publique ressemble à la société que nous sommes ? Non. Dans notre recrutement et notre formation, nous avons plutôt reculé durant cette dernière décennie par rapport à notre situation du début de la Ve République : ce ne sont plus des filières méritocratiques où, quand on vient d'une famille d'ouvriers, de paysans, d'artisans, on accède facilement à l'élite de la République. Ça n'est plus si vrai. (...) Il faut s'interroger".

Il fait également référence aux critiques délivrées envers les formations de nos hauts fonctionnaires, vues comme des "moules à pensée unique". "Si on veut que les hauts fonctionnaires soient formés différemment, il faut repenser la formation. Qu'elle soit plus ouverte au monde académique, à la recherche, à l'international. Qu'il y ait dans le parcours plus d'expériences de terrain. Qu'elle soit ouverte au monde universitaire et à ce qu'elle apporte", a-t-il suggéré.

Le chef de l'État a aussi exprimé son intention de mettre fin aux systèmes des "grands corps" de la haute fonction publique, dont les membres sont actuellement selon lui "garantis d'une protection à vie". "On doit (...) mettre à l'épreuve les jeunes hauts fonctionnaires. Ils ne peuvent pas tout de suite accéder aux postes suprêmes et être garantis de ne jamais les quitter. Je souhaite que nous mettions fin aux grands corps", a-t-il affirmé.

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Que faut-il retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron ? Crédit Image : ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : M6info | Date :
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