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EELV : "Les Verts sont dans une éternelle crise de croissance", dit Alba Ventura

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - Après François de Rugy, c'est Jean-Vincent Placé qui a claqué la porte du parti écologiste secoué par une nouvelle crise de nerfs.

Alba Ventura
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Crédit : Alba Ventura
EELV : "Les Verts sont dans une éternelle crise de croissance", dit Alba Ventura
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EELV : "Les Verts sont dans une éternelle crise de croissance", dit Alba Ventura
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L'invité de RTL - Alba Ventura
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Il se passe ce qui devait se passer chez les Verts. Cela couvait depuis un petit moment, depuis les 2% d'Eva Joly à la présidentielle de 2012. Après cela, Daniel Cohn-Bendit a rendu sa carte. Un an plus tard, c'était Noël Mamère. Encore un an plus tard, Cécile Duflot et Pascal Canfin, les deux ministres écolos, quittaient le gouvernement. À Europe - Écologie Les Verts, cela fait longtemps qu'ils ne sont plus sur l'écologie. Ils sont devenus un parti de la gauche de la gauche, et ça ne plait pas à tout le monde.

Être ou ne pas être au gouvernement ? Être ou ne pas être avec Jean-Luc Mélenchon ? Voilà ce qui agite les écologistes. Ils sont dans une éternelle crise de croissance. Régulièrement, ils sont rattrapés par leurs vieux démons, avec d'un côté ceux qui rêvent de devenir un parti altermondialiste, et de l'autre ceux qui disent "on est grand maintenant, il faut aller au gouvernement".François de Rugy a été le premier à franchir le Rubicon. Jean-Vincent Placé lui a emboîté le pas. Le patron des sénateurs écologistes avait posé un ultimatum à ses amis la semaine dernière. Lui plaide pour un retour des Verts au gouvernement avait fait savoir qu'il s'en irait  si son parti faisait alliance avec le Front de Gauche de Jean Luc Mélenchon aux régionales dans le Nord Pas de Calais - Picardie, où se présente Marine Le Pen.
Déjà avant les vacances, lorsqu'on lui demandait si il allait quitter les Verts, Jean-Vincent Placé confiait : "Je n'ai pas une énorme envie d'y rester".

François Hollande espère qu'il incarnera seul l'écologie

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Ces turbulences peuvent-elles faire les affaires de François Hollande ? A priori, oui. Vu son impopularité, il ne lui faut aucun candidat de gauche à ses côtés, s'il compte se représenter. Plus les Verts sont divisés et éclatés, plus ils sont affaiblis. Dans se rêves les plus fous, le chef de l'État aimerait faire main basse sur le parti écologiste, même s'il a réalisé que Cécile Duflot ne reviendrait pas.

Le président de la République va faire la grande conférence sur le climat à la fin de l'année, la COP21. Il a à ses côté Ségolène Royal, "plus-verte-que-moi-tu-meurs". Il aura peut-être un François de Rugy, un Jean-Vincent Placé ou un autre écolo dans un futur remaniement. François Hollande espère qu'avec tout ça, il incarnera seul l'écologie.

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Jean-Vincent Placé est certain qu'il n'y aura pas de candidature verte à la prochaine présidentielle de 2017. Pour lui c'est simple, ni Cécile Duflot ni quiconque chez les écolos, ne peut obtenir les 500 signatures essentielles pour pouvoir déposer sa candidature. Il a fait le calcul. Aux prochaines régionales en décembre, les Verts vont perdre les deux-tiers de leurs élus. Aux dernières élections départementales, les trois-quarts des élus EELV étaient alliés avec le PS.

Il pense que les maires ne vont pas s'aventurer à soutenir une candidature écologiste. Quant aux parlementaires, dont il fait partie, il pense qu'il ne sera pas tout seul à refuser de donner sa signature.  

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