7 min de lecture Édouard Philippe

Édouard Philippe sur RTL : la décision de Donald Trump est "calamiteuse"

REPLAY - INVITÉ RTL - Le premier ministre estime que Donald Trump indique "au monde qu'il entend essayer de régler les problèmes tout seul".

245_MARTICHOUX L'invité de RTL Elizabeth Martichoux
>
Édouard Philippe était l'invité de RTL le 2 juin 2017 Crédit Image : Frédéric BUKAJLO / Sipa Press pour RTL | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Loi pour la confiance de notre démocratie, affaire Richard Ferrand, élections législatives... Le calendrier est chargé pour Édouard Philippe. Le Premier ministre est chargé d'éteindre l'incendie provoqué par les révélations du Canard Enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires. Ce dernier n'a "aucune raison" de devoir démissionner "aussi longtemps" qu'il n'est pas mis en examen, même après l'ouverture d'une enquête par le parquet de Brest, a affirmé Édouard Philippe. 

"L'ouverture d'une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j'ai moi-même formulée publiquement : aussi longtemps qu'il n'y a pas de mise en examen, il n'y a aucune raison de demander à M. Ferrand de quitter le gouvernement", a ajouté le Premier ministre, lors d'un déplacement à Montereau-Fault-Yonnne, en Seine-et-Marne. À de multiples reprises, Édouard Philippe a apporté sa "confiance" à son ministre. "Nous sommes jeudi, je l'exprime encore et croyez-moi, je compte bien l'exprimer aussi longtemps que la situation ne changera pas (...) Un ministre qui serait mis en examen démissionnerait immédiatement, c'est la position claire que j'ai exprimée et je ne vois aucune raison d'en changer".

Suivez en direct l'interview d'Édouard Philippe

08h58 - Voici 4 points à retenir de l'interview d'Édouard Philippe : 

1 : Sur le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, le premier ministre juge cette décision "calamiteuse" car "En conscience, (...) le président des États-Unis indique au monde qu'il entend essayer de régler les problèmes tout seul".

À lire aussi
Un appartement alimenté en fioul pour son chauffage domestique (illustration). énergie
Sortie du chauffage au fioul : "Des décisions hâtives et irréfléchies", selon François Lenglet

2 : Sur Notre-Dames-des-Landes : "Ce sujet est au cœur d'une tension absolument considérable. Le président de la République a voulu qu'on mette tout sur la table pendant si x mois, pour prendre une décision éclairée et assumée (...) On ne peut pas laisser ce dossier dans l'état dans lequel nous l'avons trouvé. Qu'on soit pour ou contre, la chose regrettable de ce dossier, c'est qu'il ait traîné aussi longtemps".

3 : Sur l'affaire Richard Ferrand et la présentation du projet de loi pour la moralisation de la vie publique, le premier ministre réaffirme que "lorsqu'un ministre est mis en examen, il doit démissionner. Seule exception, lorsqu'ils sont mis en examen pour diffamation".

4 : Sur la hausse de la CSG, le chef du gouvernement assure que "toute une série de retraité et ceux qui bénéficient d'une petite pension, ne sont pas affectés. Pour les autres, nous allons rythmer la hausse de la CSG avec d'autres mesures. Ils ne verront pas leur pouvoir d'achat affecté".

08h41 - Êtes-vous de droite ? "Je reste qui je suis, un homme de libertés, attaché à l'autorité de l'État. Je ne me pose pas tellement à cette question", répond Édouard Philippe.

08h31 - Édouard Philippe explique que "nous allons lancer avec le gouvernement une réflexion sur la cohésion des territoires et l'investissement dans les territoires ruraux, sur la surproduction normative (...) J'irai dans l'Est prochainement (...) vous verrez que le gouvernement aura clairement à l'esprit de répondre à la question posée".

08h24 - Sur la déception causée par l'affaire Ferrand chez les électeurs, Édouard Philippe rappelle la mise en oeuvre rapide d'une loi pour remettre la confiance au sein de la vie politique française. "Elle sera présentée en Conseil des ministres le 14 juin. Vous avez des mesures d'une très grande force qui correspondent à la tonalité d'Emmanuel Macron lors de la campagne. Il n'y aura plus d'emplois familiaux à l'Assemblée et au Sénat. Il ne sera plus possible dans l'année qui précédé l'exercice d'un mandat, de créer une société de conseil. Ces moyens sont incroyablement ambitieux".

Il ajoute en s'adressant à Pierre, auditeur de RTL : "J'entends l'expression sincère d'une colère et d'une ambition. Les candidats qui soutiennent le président de la République s'engagent sur le projet de loi que nous déposons. Même s'il n'est pas parfait, il constitue une avancée exceptionnelle. Les mesures vont rendre impossible toutes une série de pratiques ou d'usage qui ne sont plus acceptables. C'est une avancée majeure. Je ne suis pas sûre que dans les autres formations politiques et chez les autres candidats, on soit prêt à reprendre point par point ces mesures".

08h20 - Est-ce que vous avez une réponse pour les indépendants sur la hausse de la CSG ? "Vous payez la CSG et je ne peux pas faire un dispositif dans lequel on baisse les impôts très vite pour tout le monde. En revanche, vous payez une taxe d'habitation. J'aimerai pouvoir dire que l'on va diminuer les impôts pour tout le monde, mais ce ne serait pas raisonnable et très facile à dire (...) Nous allons prendre des mesures pour relancer l'activité. Nous allons corriger cette taxe d'habitation mais je ne peux pas expliquer à chaque catégorie de Français que ça va être formidable, ça n'existe pas", explique le premier ministre.

08h18 - Qu'allez-vous faire en terme de baisse d'impôts ? "Je fais partie de ceux qui pensent que la pression fiscale en France est importante. Il ne faut pas décourager ceux qui travaillent et qui ont des revenus modestes. Nous allons baisser les cotisations sociales des actifs, -3,25 points. La taxe d'habitation c'est une ressource importante pour les collectivités territoriales mais c'est un impôt injuste. C'est une excellente nouvelle que le gouvernement veuille le réduire", dit Édouard Philippe.

8h17 - Édouard Philippe répond aux questions des auditeurs de RTL

08h03 - Que faut-il retenir de l'interview d'Édouard Philippe face à Elizabeth Martichoux ?

-Sur le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, le premier ministre juge cette décision "calamiteuse" car "En conscience, (...) le président des États-Unis indique au monde qu'il entend essayer de régler les problèmes tout seul".

-Sur Notre-Dames-des-Landes : "Ce sujet est au cœur d'une tension absolument considérable. Le président de la République a voulu qu'on mette tout sur la table pendant si x mois, pour prendre une décision éclairée et assumée (...) On ne peut pas laisser ce dossier dans l'état dans lequel nous l'avons trouvé. Qu'on soit pour ou contre, la chose regrettable de ce dossier, c'est qu'il ait traîné aussi longtemps".

-Sur l'affaire Richard Ferrand et la présentation du projet de loi pour la moralisation de la vie publique, le premier ministre réaffirme que "lorsqu'un ministre est mis en examen, il doit démissionner. Seule exception, lorsqu'ils sont mis en examen pour diffamation".

-Sur la hausse de la CSG, le chef du gouvernement assure que "toute une série de retraité et ceux qui bénéficient d'une petite pension, ne sont pas affectés. Pour les autres, nous allons rythmer la hausse de la CSG avec d'autres mesures. Ils ne verront pas leur pouvoir d'achat affecté".

7h59 - C'est la fin de la première partie de l'interview d'Édouard Philippe. Posez toutes vos questions au premier ministre, il y répondra dès 8h15.

7h56 - Comment caractérisez-vous votre relation avec le président jupitérien ? "Fluide, très fluide et très institutionnel. Je me réjouis beaucoup de cette relation", confie Édouard Philippe. 

7h53 - Concernant la hausse de la CSG, Édouard Philippe déclare : "Il faut mettre en face la CSG la contrepartie qui est la baisse des cotisations sociales. Et la mise en oeuvre de la mesure sur la taxe d'habitation sera rythmée de façon à ce qu'ils ne soient pas affectés. Toutes une série de retraités et ceux qui bénéficient d'une petite pension, ne sont pas affectés. Pour les autres, nous allons rythmer la hausse de la CSG avec d'autres mesures. Ils ne verront pas leur pouvoir d'achat affecté".

7h50 - Sur l'affaire Richard Ferrand, Édouard Philippe estime que cela suscite "une exaspération des Français que je mesure parfaitement. Cela suscite un intérêt des médias que je comprends parfaitement. Pour ma part, j'ai indiqué le plus clairement possible qu'elle était la ligne que je me suis fixé. Lorsqu'un ministre est mis en examen, il doit démissionner. Seule exception, lorsqu'ils sont mis en examen pour diffamation"

Sur la loi de moralisation de la vie publique, présentée hier par François Bayrou, le premier ministre indique que le message n'est "pas brouillé" pour les Français.

7h46 - "Il y a énormément de maires aux États-Unis qui vont vouloir continuer à travailler avec nous. Cela ouvre une phase de consternation mais aussi de résolution. Je suis très frappé par le constat, cela renforce l'urgence de l'action et la nécessité de rester groupé et collectif", ajoute-t-il.

Ce discours n'est-il pas contradictoire avec Notre-Dame-des-Landes ? "Cette décision a été prise il y a de longues années (...) Il y a toute une série d'actes importants qui sont intervenus et on ne peut pas dire qu'ils ne comptent pour rien. Ce sujet est au cœur d'une tension absolument considérable. Le président de la République a voulu qu'on mette tout sur la table pendant si x mois, pour prendre une décision éclairée et assumée", répond le premier ministre.

Ce que nous avons cherché dans la composition d'une équipe de médiation, c'est d'avoir des compétences variées (...) J'ai une confiance totale dans l'équipe de médiation. On ne peut pas laisser ce dossier dans l'état dans lequel nous l'avons trouvé. Qu'on soit pour ou contre, la chose regrettable de ce dossier, c'est qu'il ait traîné aussi longtemps".

7h44 - Édouard Philippe juge la décision de Donald Trump de "calamiteuse". Pourquoi ? "En conscience, alors que chacun sait que ce sujet est essentiel. Alors que chacun sait les efforts considérables que nous allons devoir fournir. Le président des États-Unis décide en conscience de se retirer. Il indique au monde qu'il entend essayer de régler les problèmes tout seul"
.
7h41 - L'interview d'Édouard Philippe par Elizabeth Martichoux débute.

07h36 - Après l'annonce du retrait des États-Unis de l'Accord de Paris, Emmanuel Macron a pris la parole pour dénoncer cette décision. Il a notamment détourné le slogan de campagne de Donald Trump "Make America Great Again" en "Make Our Planet Great Again"

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Édouard Philippe Gouvernement Vidéo
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7788800793
Édouard Philippe sur RTL : la décision de Donald Trump est "calamiteuse"
Édouard Philippe sur RTL : la décision de Donald Trump est "calamiteuse"
REPLAY - INVITÉ RTL - Le premier ministre estime que Donald Trump indique "au monde qu'il entend essayer de régler les problèmes tout seul".
https://www.rtl.fr/actu/politique/edouard-philippe-est-l-invite-de-rtl-vendredi-2-juin-7788800793
2017-06-01 17:32:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/uj1429XlbHJ3ovRaHYrQoQ/330v220-2/online/image/2017/0602/7788807827_edouard-philippe-sur-rtl-le-2-juin-2017.jpg