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ÉDITO - IVG dans la Constitution : "Tout le monde tire la couverture à soi", regrette Alba Ventura

Au-delà de la guéguerre politique, c’est sur le terrain que ce droit doit d’abord s’exercer.

L'Assemblée nationale le 31 octobre 2022
L'Assemblée nationale le 31 octobre 2022
Crédit : Geoffroy Van der Hasselt / AFP
ÉDITO - IVG dans la Constitution : "Tout le monde tire la couverture à soi", regrette Alba Ventura
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L'invité de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura - édité par Marie-Pierre Haddad

Plusieurs propositions de loi arrivent à l'Assemblée pour faire inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution. Il y a une bataille politique. C'est pathétique. C'est une bataille où tout le monde tire dans le même sens. Mais surtout, tout le monde tire la couverture à soi. C'est dire qu'il y a une idée d'origine qui est bonne à inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution

Les différents groupes parlementaires ont décidé de déposer chacun leur texte parce que les insoumis trouvent que le texte de Renaissance ne va pas assez loin. Eux veulent inscrire le droit à l'avortement et le droit à la contraception. Le Rassemblement national, lui, dépose un amendement sur le texte de LFI parce que Marine Le Pen ne veut pas que l'on puisse modifier les délais d'avortement

Quant aux Républicains, ils ont déjà dit non au Sénat mais à l'Assemblée, ils sont pour. La défense des femmes mérite mieux que ça.  

Politique et symbolique

Mais est-ce que c'est important d'inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution ? C'est politique et c'est symbolique. L'idée d'inscrire l'avortement dans la Constitution a été prise à la suite de la remise en cause de ce droit par la Cour suprême aux Etats-Unis. Aujourd'hui, si un Etat américain souhaite interdire l'avortement, il en a le droit. Plus près de nous, on a vu en Espagne des tentatives pour restreindre l'avortement. En Pologne, il est quasiment interdit. En Hongrie, on fait écouter le cœur du fœtus avant tout avortement. 

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En France, je le rappelle, aucun parti ne remet en cause la loi Veil et cette loi a été validée par le Conseil constitutionnel. Ça ne la protège pas de manière absolue. Ça ne veut pas dire que la loi ne pourrait pas un jour subir des atteintes, mais on n'en est pas là et ce serait d'ailleurs très compliqué. 

Le fond du sujet pour moi, c'est comment ce droit s'exerce vraiment sur le terrain

Alba Ventura

Je suis favorable à ce que l'on inscrive le droit à l'IVG dans la Constitution. Pourquoi pas réaffirmer un droit en le sacralisant. Mais j'ai aussi vu qu'on avait inscrit la préservation de l'environnement dans la Constitution et on voit ce que ça donne. Le fond du sujet pour moi, c'est comment ce droit s'exerce vraiment sur le terrain, dans la vraie vie. C'est au moins aussi important que la symbolique. On a rallongé le délai de l'IVG de 12 à 14 semaines.

Concrètement, est-ce que les médecins accompagnent ou est-ce qu'ils sont réticents ? On n'a pas vraiment les réponses. Est-ce que dans les collèges, les élèves, filles et garçons sont suffisamment informés ? Est-ce qu'il y a, comme aux Pays-Bas, un enseignement approprié ? Le ministre de la Santé, François Braun, vient d'annoncer la délivrance de la pilule abortive sans ordonnance. Ça, c'est du concret. Alors attention, ça ne doit pas être un moyen de contraception. Mais l'important, c'est ce qu'il se passe dans la vie et c'est là qu'il faut mettre son énergie.

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