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Benoît Hamon : revivez la convention d'investiture du candidat socialiste

MINUTE PAR MINUTE - Une semaine après sa victoire à la primaire de la gauche, Benoît Hamon est adoubé par le Parti socialiste.

Benoît Hamon au soir des résultats du premier tour de la primaire de la gauche, le 22 janvier 2017
Benoît Hamon au soir des résultats du premier tour de la primaire de la gauche, le 22 janvier 2017 Crédit : SIPA
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
et Ambre Deharo

Sept jours après sa victoire triomphante à la primaire de la Belle Alliance populaire, Benoît Hamon est entré dans le vif du sujet, ce dimanche 5 février, jour de son investiture par le Parti socialiste. Le député des Yvelines entamait véritablement aujourd'hui sa campagne présidentielle. Il avait placé le curseur à gauche pendant la primaire, contrastant ainsi avec la politique sociale-libérale de l'ancien premier ministre Manuel Valls, et son discours d'une heure à la Mutualité, dimanche, n'a fait que confirmer ce virage. Pourtant, Benoît Hamon est dans une position loin d'être confortable. Le succès électoral du quadragénaire n'a pas suffi à rassembler les Éléphants, qui marchent en ordre dispersé. Manuel Valls, Bernard Cazeneuve... très peu de ténors du gouvernement se sont déplacés pour son investiture.

Si Benoît Hamon peut compter sur le soutien conséquent de personnalités marquées à gauche, telles qu'Anne Hidalgo et Christiane Taubira, l'aile droite du Parti socialiste, regroupée dans le pôle des réformateurs, demandait des gages au candidat du parti à la rose. Car la tentation de rejoindre Emmanuel Macron est bien là. Mais ce discours d'investiture ne les aura sans doute pas apaisés. Le choix de faire monter Christiane Taubira à la tribune en était sans doute un signe.

Revivez le discours d'investiture de Benoît Hamon

13h25 : "Je n'ai pas dit la moitié de ce que je voulais vous dire, mais on a trois mois de campagne"... Après une petite heure de discours, Benoît Hamon clôt son propos en s'inspirant d'Albert Camus. "Regardez, voyez cet été qui vient. Et alors nous serons invincibles".

13h20 : Redonner le pouvoir au peuple... Benoît Hamon, largement acclamé, reconnaît les bienfaits de la Ve république mais concède que l'heure est venue de passer à autre chose. Selon lui, cela passe par l'arrêt du recours au 49.3, pique directement lancée en direction de Manuel Valls, et par davantage d'implication direct de la part du peuple. "C'est l'engagement que je prends avec la mise en œuvre dans le prochain quinquennat d'une sixième République", promet-il.

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13h16 : Concernant l'Union européenne, Benoît Hamon entend engager une "transition" là aussi autour de plusieurs axes. Il dit souhaiter une véritable défense européenne, articulée autour d'une coopération accrue militaire et financière afin de mieux sécuriser les frontières et lutter contre "l'hostilité de Donald Trump et la fragilité d'un projet européen qui n'a plus vraiment d'agenda mobilisateur". Il entend aussi rassembler sur la question de l'énergie, sur laquelle il reprend l'idée de Jacques Delors d'un traité énergétique européen afin de sécuriser un approvisionnement pour tout état membre. Benoît Hamon souhaite également une transition écologie de l'économie européenne, avec un investissement en faveur de la lutte "contre les inégalités sur le territoire" de 1.000 milliards d'euros. 

13 h : Et de dénoncer la politique de Poutine, notamment en Ukraine. "Il n'est pas mon modèle", assène-t-il. "Je ne tiens pas pour acquis le viol de la légalité internationale en Crimée (...) La France a une politique extérieure indépendante de la Russie".



12h58 :  Benoît Hamon égrène ses priorités politiques. Ne plus rester cantonné au PIB comme seul indicateur de croissance économique, lutter contre les perturbateurs endocriniens pour assurer une meilleure santé et un meilleur avenir aux enfants de la France, entamer une réelle transition énergétique. Et pour aborder ce qu'il appelle la "raréfaction du travail", maintes fois abordée lors de sa campagne de la primaire, le socialiste cite Barack Obama : "Le principal bouleversement économique que les États-unis doivent anticiper ne vient pas de l'étranger mais de l'automatisation de certains emplois". Entre 5 et 9 % des emplois sont menacés par la révolution numérique, affirme Benoît Hamon. D'où sa nécessité de la mise en place de son fameux revenu universel.

12h48 : Le candidat aborde également l'agression des membres de l'opération Sentinelle au Carrousel du Louvre. "Je veux saluer nos militaires qui se sont défendus contre l'attaque d'un terroriste, et leur travail au quotidien", rend-il ainsi hommage.

12h42 : Afin de montrer sa volonté de rassemblement, Benoît Hamon a également rendu hommage à François Hollande : " Il a su nous protéger, et à ce titre, comme des millions de Français, je lui suis reconnaissant". Et a salué dans une certaine mesure le bilan du quinquennat, notamment sur la réforme des rythmes scolaires. "Ce bilan ne peut toutefois pas être l'axe autour duquel nous mènerons cette campagne présidentielle", a-t-il toutefois nuancé.

12h40 : Abordant la question de l'immigration, Benoît Hamon vante ses valeurs de gauche, au coeur de son programme, celle d'une gauche qui se veut accueillante. Il s'en prend aussi à la droite et l'extrême droite qui "choisissent" leurs immigrés. 

12h35 :  "Tout ce que je perçois, partout où nous allons, montre qu'est en train de se lever un vent, une inspiration à se tourner vers l'avenir, et qui va une fois de plus démentir tous les pronostics", lance le candidat, l'assistance galvanisée.

12h30 : Revenant sur le thème de la laïcité, Benoît Hamon affirme sur scène vouloir assurer le "leg de la loi de 1905", séparant la religion et l'État. 

12h25 : "Nous avons démenti ce qui devait être le paysage politique présidentiel", se félicite-t-il, en saluant au passage ses anciens adversaires, Manuel Valls en premier, malgré son absence. Et de saluer également les membres du gouvernement présents, dont Najat-Vallaud Belkacem et Emmanuelle Cosse.

12h21 : Benoît Hamon monte sur scène devant les 2.700 personnes venues à la Mutualité. "Merci beaucoup", sourit-il. "Je m'étais dit qu'après le clip [diffusé juste avant son arrivée, ndlr] c'était bon, c'était mon discours", plaisante-t-il. Le peuple de gauche, dit-il, a "démenti tous les pronostics".

12h18 : "Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses (...) nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre. Nous naissons de partout nous sommes sans limites." Christiane Taubira quitte la scène en citant Paul Éluard, et comme elle est entrée... sous un tonnerre d'applaudissements, parmi lesquels ceux du candidat mais aussi d'Arnaud Montebourg et Anne Hidalgo.

12h13 : "Avec toi Benoît nous partons à la reconquête des cœurs et des esprits. Nous allons redevenir une gauche de combat plutôt qu'une gauche de constat", martèle Christiane Taubira à la tribune. Rappelant au passage les engagements de la gauche pour la justice sociale au travers de l'Histoire, de la révolution française aux années Mitterrand, en passant par la Commune, le Conseil national de la résistance.

12h01 : L'ancienne Garde des Sceaux de François Hollande rappelle le sens, pour elle, de la gauche. "Nous faisons de la politique parce que nous avons le souci de la personne humaine. Nous faisons de la politique et nous la faisons à gauche pour afficher des partis pris pour des rapports de justice plutôt que des rapports de force", clame-t-elle.

11h57 : Christiane Taubira monte sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. "Merci, merci vraiment, il faut en laisser pour Benoît", commence-t-elle. Dans la salle, les "bravo" fusent.

11h45 : Discrète pendant la primaire de la gauche, Christiane Taubira devait exprimer à 11h45. Mais il semblerait que l'organisation accuse un léger retard. 
11h30 - Bienvenue sur notre direct pour ne rien rater de la cérémonie d'investiture par le Parti socialiste de Benoît Hamon.

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