2 min de lecture

"Préserver l'Éducation nationale" : le ministre des Comptes publics revendique sur RTL un "effort" des retraités dans le budget 2027 pour "pouvoir répondre à la jeunesse"

David Amiel, invité du Grand Jury sur RTL, se dit "très frappé par une hypocrisie collective" de partis politiques qui soutiennent les revendications des lycéens, tout en votant contre les mesures "qui permettent de réduire la dette, qui permettent d'investir dans l'avenir".

David Amiel, invité du Grand Jury de RTL dimanche 11 octobre.

Crédit : RTL

Le Grand Jury de Jean-Michel Blanquer et David Amiel

00:49:56

La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

"Une machine infernale" à enrayer. Invité du Grand Jury de RTL dimanche 11 octobre, David Amiel, le ministre des Comptes publics, a pris position sur le poids des retraites dans l'augmentation de la dépense publique au fil des années et des budgets de l'État en revendiquant les arbitrages du gouvernement dans le projet de budget 2027.

Questionné sur l'actualité rythmée cette semaine par les blocages de lycées et les revendications des étudiants, David Amiel assure qu'il "faut pouvoir faire des économies, pour pouvoir dégager les financements qui sont nécessaires pour répondre aux crises et pour pouvoir répondre à la jeunesse". 

"Dans une période d’ajustement budgétaire important, on fait le choix de préserver l'Éducation nationale. Dans le budget que nous présentons, dans le texte initial, après la défense, le budget qui augmente le plus, c'est celui de l'Éducation nationale". Là où le budget de nombreux ministères sera gelé, celui de l'Éducation nationale augmenterait de 1,2 milliard pour suivre l'inflation. 

Pour financer ces arbitrages, le ministre de l'Action et des Comptes publics appelle notamment à un "effort proportionné" des retraités, ce que refuse une partie des oppositions. "J'ai été très frappé cette semaine par une hypocrisie collective, dénonce-t-il. J'ai vu les mêmes partis politiques qui allaient sur les plateaux de télévision pour soutenir la jeunesse, qui parfois allaient dans les manifestations avec des banderoles et des pancartes, qui, au même moment, votaient à l'Assemblée nationale contre toutes les mesures qui permettent de réduire la dette, qui permettent d'investir dans l'avenir, et qui s'opposaient en particulier à toutes les mesures qui concernaient, par exemple, les retraités". 

"La jeunesse est toujours la variable d'ajustement de nos hypocrisies et de nos lâcheté."

David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics

"Or, poursuit-il, qu'est-ce qui se passe depuis 50 ans ? C'est précisément cette machine infernale-là. Depuis 50 ans, 80% de l'augmentation de la dépense publique, elle n'est pas allée vers l'école, elle n'est pas allée vers la jeunesse, elle n'est pas allée vers les investissements dans l'avenir, elle est allée vers les retraites et vers la santé. Et on sait très bien pourquoi il y a cette hypocrisie collective : parce que les enfants et les adolescents, ils ne votent pas. Parce que les jeunes, ils votent peu. Et parce que les retraités votent beaucoup. Et donc il y a beaucoup de partis politiques qui n'ont pas le courage de dire les choses".

Selon le ministre, "la jeunesse est toujours la variable d'ajustement de nos hypocrisies et de nos lâchetés". "Le gouvernement propose un effort proportionné pour les retraités, puisqu'il propose que les retraités prennent à peu près 10% de l'effort budgétaire qui est proposé, alors qu'ils représentent 25% de la population française, précisément pour que ça ne retombe pas ensuite sur les jeunes. Et je crois que là, il faut que chacun puisse maintenant agir et penser en cohérence".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée