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Départementales 2015 : "Le Parti socialiste n'a plus d'oxygène", dit Alba Ventura

REPLAY / ÉDITO - La journaliste tire les enseignements du second tour des élections départementales.

Alba Ventura
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Crédit : Alba Ventura
Départementales 2015 : "Le Parti socialiste n'a plus d'oxygène", dit Alba Ventura
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Départementales 2015 : "Le Parti socialiste n'a plus d'oxygène", dit Alba Ventura
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L'invité de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura

Une droite forte, une gauche faible et un Front national vigoureux. C'est le paysage politique à l'issue du second tour des départementales.

Le Parti socialiste a pris une "sacrée tannée". Cela veut dire qu'il est à ramasser à la petite cuillère. Cela ne date pas d'hier. Après des municipales calamiteuses, des européennes épouvantables, des départementales cataclysmiques, qui annoncent des régionales désastreuses, le Parti socialiste n'a plus d'oxygène.
Le 29 mars, ce sont des pans entiers du socialisme départemental qui se sont effondrés. Disparue la Corrèze de François Hollande, l'Essonne de Manuel Valls, la Seine-Maritime de Laurent Fabius, le Nord de Martine Aubry, l'Isère d'André Vallini, la Saône-et-Loire d'Arnaud Montebourg. Sans oublier les Bouches-du-Rhône, les Côtes-d'Armor et bien d'autres encore, puisque le PS a perdu la moitié de ses départements.

Au PS, ça va être haro sur le baudet

Alba Ventura

Inutile d'être grand clerc pour dire que ça va tanguer. Vous allez entendre les "frondeurs" et tout ce que compte la gauche de la gauche, reprendre de la voix. Avec en ligne de mire Manuel Valls. Ça va être haro sur le baudet !

Est-ce que François Hollande va pour autant s'incliner ? Il a prévenu avant le premier tour qu'il n'y aurait ni changement de ligne, ni changement de premier ministre. Sans doute fait-il aujourd'hui le constat assez simple qu'il n'y a pas plus de demande de gauche et qu'il y a des signes qui annoncent la reprise. Nous allons voir très vite s'il se confirme que le pouvoir rend cynique.
Du côté du Front national, on a beaucoup entendu dire que le parti de Marine Le Pen avait atteint le plafond de verre. Ce n'est pas parce qu'il n'a pas remporté de département qu'il est au point mort. Même si c'est vrai qu'il n'a pas décroché la victoire symbolique qu'il espérait.

Le Front national à 15%, c'est du passé. Aujourd'hui, il fait 25%

Alba Ventura
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En prenant un tout petit peu de recul, on constate que le FN avait un seul élu ; il se retrouve avec une soixantaine d'élus. Il n'est peut-être pas encore un parti de gouvernement, mais le Front national à 15%, c'est du passé. Aujourd'hui, il fait 25%. Il poursuit son enracinement et son ancrage. Il le fait seul, sans alliance et sans réserve de voix. Le tripartisme, c'est Marine le Pen qui l'a imposé.

On pourra dire ce qu'on veut, que le FN a raté une marche, qu'il n'est qu'un parti d'opposition. La vérité c'est que ni le PS qui croit résister, ni l'UMP qui triomphe, ne parviennent à faire reculer le Front national.
Passons à la droite qui triomphe. Comme l'explique de manière très concrète le politologue Laurent Bouvet : "La droite perdait depuis 1992, dix départements à chaque cantonale. Elle vient de les regagner tous en une seul fois". Cela montre que l'UMP et l'UDI ont fait un carton.
Est-ce aussi la victoire de Nicolas Sarkozy ? C'est sûr que cette victoire est importante sur la route qui mène à la présidentielle. Mais attention, ce ne sont pas les victoire locales qui disent la suite. Ce n'est pas parce que vous êtes le patron du parti qui gagne que vous serez celui qui sera désigné pour mener vos troupes à la présidentielle. François Hollande en 2007 était le patron du PS : il est resté à quai.

Ce n'est pas parce que vous êtes le patron du parti qui gagne que vous serez celui qui sera désigné pour mener vos troupes à la présidentielle

Alba Ventura

Sur le chemin Nicolas Sarkozy a au moins deux rendez-vous importants à honorer. Il faut qu'il gagne les régionales au mois de décembre prochain et qu'il impose sa ligne politique.

Maintenant, vous ne pourrez pas empêcher le patron de l'UMP de penser qu'il a pris un avantage certain sur les autres, qu'il se sent en position de force. C'est à cela qu'il pensait au soir du second tour quand il a lancé la campagne pour la présidentielle sur le thème : "l'alternance est en marche !" C'était "l'alternance, c'est moi !"

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