2 min de lecture François Hollande

Déchéance de nationalité, Notre-Dame-des-Landes : les contradictions de François Hollande

Le président de la République a confié son hostilité à des sujets qui ont marqué son quinquennat et qu'il a pourtant défendus, dans "Un président ne devrait pas dire ça".

François Hollande à La Celle Saint-Cloud le 25 août 2016.
François Hollande à La Celle Saint-Cloud le 25 août 2016. Crédit : CHAMUSSY/SIPA
Philippe Peyre
Philippe Peyre

Entre Un président ne devrait pas dire ça (Stock), livre de confidences du chef de l'État à deux journalistes du Monde, et l'interview accordée à l'hebdo L'Obs, François Hollande parle comme il n'a jamais parlé depuis le début de son quinquennat. Le président de la République reconnaît notamment avoir des regrets sur des sujets qui ont marqué les esprits. 

Notre-Dame-des-Landes ? Il "ne verra jamais le jour", a lâché François Hollande au cours de la soixantaine d'entretiens qu'il a accordés aux deux journalistes du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, sans que l'on connaisse pour autant le moment précis où il a tenu ces propos. La construction de cet aéroport controversé à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est encore aujourd'hui au cœur de l'actualité et des milliers d'opposants combattent farouchement le projet. Une révélation qui risque de mettre le feu aux poudres et qui, de surcroît, intervient alors que Manuel Valls, le premier ministre, a assuré dans les colonnes de Ouest France ce mercredi 12 octobre que l'évacuation des opposants se fera "cet automne".

Hostile à la déchéance de nationalité

Les débats sur la déchéance de nationalité pour les auteurs d'acte de terrorisme ont duré des mois. Des mois pendant lesquels la gauche s'est profondément divisée, allant jusqu'à la démission de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. C'est bien François Hollande qui, lors du congrès de Versailles au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre 2015, a proposé d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution. On apprend aujourd'hui qu'à titre personnel, le président de la République y est hostile. "Puisque les terroristes veulent mourir, la déchéance de nationalité n'a donc aucune valeur dissuasive", a-t-il admis dans l'interview à L'Obs. 

Le chef de l'État a concédé qu'il regrettait cette proposition : "Je mesure le trouble que cette initiative a pu créer". Il dit avoir également regretté "que la gauche l'ait regardée comme une mesure qui pouvait diviser". Le 6 mai 2014, le même François Hollande déclarait sur BFMTV : "Je ne suis pas un président qui doit être dans le regret". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
François Hollande Notre-Dame-des-Landes Livres
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants